Ces deux Lieux communs de la gn iquehindoue
,i i; avaient été traités auparavant, avec moins d'originalité, mais plus '!<• laconisme, par Ghatakarpara, auteur .l'un Ntiisura, « Moelle de La Morale », qui passe, avec
Kàlidâsa et sept autres, i r > les « neul perles o de la
.•dm- Un r. ■: Vikramàditj a. o Qu'à son gré l'homme habile entreprenne el B'évertue : L'issue a'en sera jamais m11*' I;i pensée 'In Créateur, o B. 1545 - « Dans nu.- ma--' uv
mérites un Beul défaut se noie, i uni' la tache de la lune
dans son éclat... Celui uni a 'lii cela a beau être un sage poète : il n'a pas songé a la pauvreté, qui a elle seule anéantit une infinité de mérites. >• |B. llll.)
2. i.,- i , ou 15 des 28 signes 'In zodiaque Innain-, avec chacun desquels la lune coïncide en un jourdeson âge.— Superstition hindoue qui a fait son chemin un ] » » - » t partout.
h"» lotus de nuit, el le nuage, Bans qu'on l'en prie» répand Bon eau: les bons, pour accorder leurs bienfaits, n'attendenl pas qu'on les mendie.
(66) Ce sont les êtres éminents qui s'oublient pour ne songer qu'aux autres ; le commun des hommes fail le bien en tanl qu'il le peul sans se nuire; quant à ceus qui [ont le mal pour en tirer quelque avantage, ce sonl des démons : de quel nom nommer alors ceux qui le huit s.-i n< y avoiraucun Intérêt ".'
(69i La tortue qui porte la terre et jamais ne rejette sa charge pesante n'en est-elle donc jamais accablée ? el L'astre du joui- n'est-il jamais las de sou éternel voyage? Mais l'homme d'honneur n'aurait-il pas bonté de faillir à ses vieux'.' Un dessoin entrepris doit être conduit jusqu'au bout: telle est la loi des nobles familles.
(75 1 Quelque épreuve qu'on inflige à un bomme ternie, sa fermeté ne se démentira point ; retournez le feu, sa flamme ne laissera pas de monter.
(91 I Qu'on se jette à l'eau ou gravisse le mont Mèru, qu'on écrase les ennemis dans la mêlée, qu'on se voue au commerce, à la culture, au service ou à tout autre métier, art ou science, et s'élevât-on dans les airs comme un oiseau, aucun effort ne fera rien contre le destin : ce qu'il n'a point prévu n'arrive pas; et comment pourrait faillir ce qui doit arriver?
(92) Condamné sans espoir, le corps tordu, mourant de faim, un serpent gisait au fond d'un panier; pendant la nuit, une souris y fit un trou et se jeta dans sa gueule : il la mangea et sortit par le trou qu'elle avait fait. De quoi donc vous mettriez-vons en peine? c'est du destin seul que dépend votre salut ou votre perte.
Le fatalisme volontiers souriant et optimiste de l'aimable auteur se reflète tout entier dans les deux
POÈMES GNOMIQI ES 23»
dernières stances, surtout dans cel apologue <'n 76 syllabes, qui rappelle les petits chefs-d'œui re le sculpture exécutés dans deux moitiés de grain de riz.
III. Vairâgya-Çataka « Centurie du détachement n ou <!<• la sagesse transcendante. — Lepoète a embrassé l'ascétisme avec toute la ferveur d'un néophyte ; mais, si l'on en croyait telle de ses stances, il n'aurait renoncé au monde que sevré luimême des joies qu'il y avait goûtées.
(67) Tandis que résonnent devant toi Les chants, à tes côtés les accents des aobles et doux poètes, derrière toi le tintement des bracelets des femmes qui balancenl les ailes de leurs <-\ entails, j« >ui~<. ô coeur, de toutes Les voluptés de la vie; mais, quand ce charme s'évanouît , hâte-toi de chercher un refuge dans la contemplation qui dissipe toutes les incert il udes'.
Telle n'est pas, cependant, la note habituelle: l'horreur du plaisir, le néant de la vie, l'exaltation du sacrifice dominent tout le livre et parfois le dédain de la chair s'y exprime avec une énergie âpre, révoltante de crudité (stance 17).
1 : Lea objets des sens dous quitteront tôt ou tard, -i Longtemps qu'ils n< >u^ demeurent : et, puisqu'il faut nous en séparer, pourquoi ne pas leur dire adieu de plein gré? Lorsqu'ils s'enfuient, ils nous laissent au cœur un regret indicible ; quand c'est nous qui les rejetons, nous y gagi s l'apaisement intérieur, félicité infinie.