Comparer, dans Homère, la prairie asphodèle
LES DIEUX VEDIQUES 17
brahmanique? Il n'en est point question encore. Visnu apparaît bien çà el là, de préférence en coin pagnie d'Indra ; mais le Véda ae connaît guère de lui qu'un seul trait, esquissé en brève allusion : en trois pas il a franchi tout l'univers; lover, zénith el coucher, ce sont les trois enjambées d'un dieu solaire, que la légende postérieure ornera d'un décor narratif. Le mol çioa n'est qu'un adjectif signifiant « le propice » : l'effrayant dieu Rudra se survivra sous le couver! de cette antiphrase. Quanl à brah imiii. c'esl un nom commun, qui, neutre, se traduit par « formule magique, prière, office divin, œuvre pie »), et, masculin, désigne une certaine classe de prêtres. Le temps n'es! pas venu du monisme mystique qui le divinisera1. On a pu nombrer les étoiles du ciel ; on ne fera jamais le recensement exael du panthéon hindou : sous l'œil qui le contemple, leastres ^- première grandeur fondent et s'effacent, e! telle nébuleuse invisible se condense en un foyer éblouissant.
1. Mais le momisme on même le nihilisme de l'âge philosophique a déjà trouvé son expression dans un seul hymne du Rig Véda (X, 129), étonnant el obscur; dont je veux du moins citer le début et la lin : « Ni l'être alors n'était, ni le néant ; ni l'espace n'était, ni le <-id car delà. Qu'est ce qui vibra? où? sous quels auspices? b Ne songe- 1- on pas au premier moteur de Descartes?] « ... D'où '■-i sortie cette création, si elle est créée ou incréée, celui-là !'• sait, le témoin qui l'observe au ciel des cieux, ou peut être il ae le sait pas. h
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