‹ Les littératures de l'Inde; sanscrit, pâli, prâcritChapitre 75 sur 130 · RAM ^YANA - LE POEME · texte numérisé non relu

RAM ^YANA - LE POEME

assez grand nombre pour défier l'analyse, et trop peu originaux, m général, pour la requérir.

Quoi qu'où pense de ces présomptions, sur un seul point au moins nous atteignons la certitude : dan-, le Râmâyana primitif, Râma n'est pas encore un avatar de Visnu cf. p. HK);il n'apparaîl tel, que dans le premier el le dernier chant du poème, qui, pour la plus grande partie, ne sont pas de Val uiiki. Après lui, la rencontre fortuite d'adorateurs de Visnu el de sectateurs de Râma, non moins que l'air de famille des deux personnages, issus d'un même concept mythique, les a fondus en un syncrétisme que du reste la popularité du Râmâyana postérieur n'a pas peu contribuée répandre: aux yeux de l'Inde classique, Visnu et Râma, Sîtâ née du sillon et Laksmi assise dans le calice de son lotu- épanoui, ne font vraiment plus qu'un; et, propagées en tous -en- par la littérature et les arts plastiques, ces images uobles on gracieuses ont enveloppé les créations du vieux poète d'une atmosphère de religieuse vénération telle que n'en respira jamais aucun autre béros d'épopée belliqueuse.

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