‹ Les littératures de l'Inde; sanscrit, pâli, prâcritChapitre 91 sur 130 · II. BH KG W A rv-l'lli · texte numérisé non relu

II. BH KG W A rv-l'lli

son oncle Akrûra, dans Mathurâ sa ville natale, y redresse par miracle une Eemme difforme, el combat contre Kamsa monté sur un formidable élé pliant: il prendla bète par la queue <-\ la secoue, puis par la trompe et la terrasse; mort de Kamsa. Puis \ iennent : l'émigration des Yadus dans la ville (très occidentale) il'" Dvârakâ; la belle Rukminî, enlevée, puis reconquise (p. 119); la naissance de sod lil>. Pradyumna ou l'Amour; les huit épouses de Krsna; l'Asura Bâna, protégé de Çiva ; la Yaiiiun.'i (Jumna actuelle) détournée de son cours ; et

une foule d'autres aventures belliqueuses et ur-

trières, en partie vaguemenl historiques, an bout desquelles le héros ramène a -a mère Dêvaki ses six frères aînés qui avaient succombé jadis aux em l'uclics de Kainsa. Dans ce tohu bohu sanguinaire s'intercale la touchante parabole des « grains de riz écrasés », qui symbolise la récompense infinie ac cordée en échange de la plus humble offrande faite d'un cœur fervent au Maître de toute riehesse.

Livre XI. - A la suite de l'histoire de Pi ngalâ, la courtisane repentie, le corps du li\ re est occupé par un dialogue du Bienheureux avec le sage i ddhava, entrecoupé de divers hymnes. A la fin, destruction de la rare des Yadus el disparition du Bienheureux (p. 141).

Livre XII. Description des maux de l'âge Kali, l'âge de fer, où dous vivons aujourd'hui (car la mythologie hindoue a ses quatre âges, comme la

grecque ; mais la contemplation de Hari Visnu en esl l'affranchissement actuel; et, quand viendra L'anéantissement * ï < v l'univers, il ne faut point craindre la mort, qui sera la déln rance finale. Suit l'exposé des Védas, où se lit, entreautres, l'anecdote des brahmanes qui se changèrent en perdrix [tittiri] pour picorer les miettes du Yajur Véda dégorgées par leur précepteur: d'où le nom de Taittirîya donné à eux-mêmes et à leur recension. Le reste n'est que statistique et catalogue.

Sur toutes ces légendes, ineptes pour une bonne part, on se ferait scrupule de s'être arrêté, si peu que ce fût, si elles n'étaient d'une importance capitale pour l'intelligence de l'esprit hindou. Fort antérieures, en effet, à la forme dont les ont revêtues les Puranas et, par conséquent, à lalittérature classique, elles dominent celle-ci de toute la hauteur d'une tradition séculaire et vénérable : les auteurs y font des allusions continuelles et souvent très obscurément voilées, comprises à demi-mot des lecteurs initiés ; et ce serait s'engager sans fil dans un labyrinthe, que d'aborder, sans quelque familiarité avec ces lieux communs, une œuvre quelconque de la période qui va s'ouvrir devant nous.

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