‹ Les Littératures populaires de toutes les nations (volume 2)Chapitre 14 sur 113 · ENJAMBÉES DE GARGANTUA · texte numérisé non relu

ENJAMBÉES DE GARGANTUA

LS se reconnurent pour parents, étant les descendants de Gargantua.

— Monsieur, dit le marquis de Croquemitaine, je suis le petit-fils de Gargantua, qui fut en son temps un grand mangeur ; car pour sa nourriture ordinaire, il mangeait par semaine un bœuf, six moutons, autant de veaux, cent livres de lard, des perdrix, des lièvres, des canards, des poulets, sans compter. Ses grandes richesses allèrent à son fils PEspadron, grand mangeur de

poisson et fort grand buveur, car il absorbait au moins une barrique par jour ; son verre était de bois, c'était un baril de dix litres au moins, coupé par le haut.

— Mon aïeule était sœur de Gargantua, elle s'appelait Sirène.

— Gargantua, dit le marquis de Croquemitaine, faisait des enjambées extraordinaires ; il mettait un pied sur la pointe de Hillion et l'autre sur la tour de Cesson, et il y a au moins une lieue entre.

{Extrait d'un conte inédit, qui m'a été raconté eti 1880, par Joseph André, couturier, d Trébry, prés Mon^ contour}.

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