‹ Les Littératures populaires de toutes les nations (volume 2)Chapitre 15 sur 113 · LA VAILLANTISE DE GARGANTUA · texte numérisé non relu

LA VAILLANTISE DE GARGANTUA

1 N jour, il y avait des gens qui ne savaient comment venir à bout de scier en temps utile, pour le battre, un champ de douze jours de terre ; Gargantua vint à leur aide, et, avec son couteau, il coupa tout le blé, sans mouiller un fil de sa chemise. Une autre fois, il

planta dans sa journée un champ de choux qui contenait dix-huit jours de terre, et il faisait les trous avec son petit doigt.

Des gens se plaignaient un jour devant lui, et ils disaient qu'il n'avait pas fait d'hiver et que même on n'avait pas vu de neige sur la terre :

— Ne vous affligez pas, dit Gargantua, puisque vous désirez un peu d'hiver, vous allez en avoir.

Il cracha sur la terre une seule fois, et aussitôt elle se couvrit de neige, et il y en avait quatre pieds de hauteur partout. On était alors au mois de mai, et pour que la neige ne fît pas de tort aux gens, Gargantua souffla dessus et elle fondit aussitôt.

Gargantua possédait un lapin qui avait de la graine de doucine (?). Son lapin lui fit trois œufs : du premier, il sortit une voiture; du second, deux chevaux blancs et du troisième un cocher, n fit atteler les chevaux à la voiture et alla se promener dedans.

( Cmtipar Mark HuOet, d'Ené).

Dans ceeonte, qui n'est pas toujours bien clair, Gargantua ne fidt plus ses exploits ordinaires.

On remarquera le second épisode qui semble plaider en fiivëur de ceux qui veulent que Gargantua soit un dieu solaire oublié.

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