‹ Les Littératures populaires de toutes les nations (volume 2)Chapitre 23 sur 113 · LE SAUT DE ROLLAND · texte numérisé non relu

LE SAUT DE ROLLAND

un kilomètre environ du bourg de Dompierre, à droite de la route départementale de Fougères à Laval, et à une petite distance du point d'intersection de celle-ci avec le chemin de fer, on aperçoit un groupe de rochers dont la disposition est fort remarquable. Il consiste en deux masses énormes, placées en face Tune de l'autre, de chaque côté d'une profonde vallée, au milieu de laquelle coule nn faible ruisseau qui n'est autre qiœ la rivière de Cantache. Ce groupe de rochers, qui a perdu beaucoup de l'aspea à la fois grandiose et pittoresque qu'il avait autrefois, depuis que l'on exploite le quartzite dont il est formé pour l'entretien des rput^

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de la contrée, porte dans le pa3rs le nom de Saut-Rolland, sous lequel il est devenu l^endaire.

« S*ilfaut, en effet, s'en rapporter à la tradition, le héros de la chevalerie fabuleuse, le fameux Rolland, aurait un jour franchi avec son cheval rintervalle de cent mètres qui sépare ces deux roches, et cela à plusieurs reprises. Une première fois ce fut pour le bon Dieu, et un bond de son coursier le lança sur la roche opposée. Une seconde fois, ce fut pour la bonne Vierge, et im effort du généreux palefroi le reporta à Tendroit d'où il était parti. Enfin, il essaya de sauter une troisième fois pour sa dame, mais ce fut pour son malheur. L'infortuné Rolland et son coursier tombèrent au fond du précipice et périrent dans leur chute.

« On voit encore gravés sur la pierre les trous d'un fer à cheval qui viennent à l'appui de cette légende. Mais ils ne représentent que la moitié de sa forme; l'on observe judicieusement que c'est là que le pied du cheval de Rolland glissa lorsqu'il sauta pour sa fatale maîtresse.

« MM. Ducrest de Villeneuve et l'abbé Bûcheron ont publié chacun leur légende sur le saut Rolland : le premier dans V Annuaire de Varrondisse-

ment de Fougères, pour l'année 1838, p. ï) ; le second, da.DS le Magasin universel, année i836-]7, p. 195.»

Jâux tanlau ât FougirB, p. l|9-4a dei llimoira de U Soc^ uih. dlUc-et-Viklso, i. Vm ).

■ Daas le bois du Jaunais, en Avessac (Loire- Iniërieure), une pierre énorme est un grain de sable, dont le Juif-Errant dëbairassa un jour sa chaussure. ■

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