‹ Les Littératures populaires de toutes les nations (volume 4)Chapitre 49 sur 69 · DE LA PTCAKXXZ 2JJ · texte numérisé non relu

DE LA PTCAKXXZ 2JJ

LVnfent chercha son. frère et, ne le tronvant pas* ncvinc asprés de 3a mère.

Le père, étant revenu de la ville, se mit à table et man g ea avec beaucoup cf appétit use jambe de son fils, que venait de las servir la méchante

La petite fille ramassa les os pour les placer dams on coin de la maison.

Elle entendit alors Fan des os chanter «fane voix bien douce et comme en pleurant :

• 31* mère m'a rwt.

yton. père m'a aiaagé. *

— « Oh I mon Dieu ! se dit l'enfant. Cest la voix de mon frère que j'entends ainsi. Ma méchante mère Ta tué. Demain j'irai le dire à la vieille mendiante qui passe pour sorcière dans le village. »

La petite fille ne put guère dormir de tonte la nuit. Dès le matin elle se leva, s'habilla à la hâte et courut chez la vieille sorcière, à qui elle raconta ce oui était arrivé la veille,

La mendiante lui donna un « petit mouchoir sacré » en lui recommandant d'y placer les os du

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petit garçon et de mettre le tout sous la cheminée.

Revenue chez ses parents, l'enfant prit les os de son frère, les noua dans le mouchoir sacré et les plaça à l'endroit indiqué.

La nuit suivante, le père fut réveillé en sursaut par un grand bruit dans la cheminée; il se leva et écouta ce qui se passait. Il entendit une petite voix qui chantait doucement :

« Ma mère m'a tué;

Mon père m'a mangé;

Ma soeur m'a mis dans on mouchoir sacré- »

Etant allé voir à la cheminée, il aperçut son fils entouré de jolis petits anges qui chantaient :

« Sa mère l'a tué ;

Son père l'a mangé;

Sa sœur l'a mis dans un mouchoir sacré. »

Puis l'un des anges descendit vers le bûcheron et lui mit sur la tête une magnifique couronne d'or. Ceci fait, les anges et l'enfant disparurent.

L'homme se recoucha et, à son réveil, le lendemain, ne dit rien à sa femme de ce qui lui était arrivé cette nuit-là. La petite fille ne retrouva plus

le petit mouchoir sacré à l'endroit où elle l'avait placé.

La nuit suivante, l'enfant fut réveillée par une douce musique où se mêlaient ces mots :

« Mon père m'a mangé;

Ma sœur m'a mis dans le mouchoir sacré ;

Mais ma mère m'a tué. »

Elle se leva pour aller à la cheminée. Elle la trouva toute éclairée et remplie de beaux anges roses, joufflus, entourant le petit frère et chantant :

« Son père l'a mangé ;

Sa sœur Ta mis dans le mouchoir sacré ;

Mais sa mère l'a tué. »

Le petit garçon vint embrasser sa sœur et disparut après l'avoir couronnée d'une couronne taillée dans un seul diamant.

Craignant la colère de sa mère, l'enfant ne dit rien le lendemain en se levant.

La troisième nuit, la « mère cruelle » fut éveillée par un bruit inaccoutumé dans la cheminée; elle se leva et entendit son fils chanter ainsi :

« Ma sœur m'a mis dans le mouchoir sacré ;

Mon père m'a mangé;

Malheur à ma mère, qui m'a tué. »

Au même instant une grosse boule de feu et de soufre tomba sur la tête de la mégère et la brûla vive dans d'horribles souffrances.

Le petit garçon ne reparut plus à partir de ce jour et le bûcheron put vivre assez heureux avec sa bonne petite fille.

(Conté en janvier i8j8, par Constant Fasseur, de Rossignol [Somme]).

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