LA FILLE QUI TUE SON GALANT
Derrière chez nous il y a un capitaine, Nuit et le jour qui m'entretient d'amour.
Belle, si, je vous aime et j'espère Un jour, belle, d'avoir vos amours.
Quand l'amant eut les amours de la belle, Ce malheureux va lui faire ses adieux.
— Adieu, amant, et puisque tu me délaisses, J'irai vraiment te rejoindre au régiment.
La belle prit cent écus d'or à son père, Tout droit à Paris se faire des habits.
Elle s'habilla en dragon militaire, Rien de plus beau, la cocarde au chapeau.
Pendant sept ans, la belle suivit la troupe, Pendant sept ans sans revoir son amant.
Elle l'aperçoit, mit ses deux pieds-t-à terre, Et lui dit soudain : Prenons les armes à la main.
Bien résolus tous les deux de s'y battre, Bien résolus tous les deux se sont battus.
Mais la fillette, qu'elle est encore jeunette, Elle frappa si fort, mit son amant-z-à la mort.
Trois grenadiers, regardant la défaite, Trois grenadiers la conduirent en prison.
Mais le roi bon, lui accorda son pardon.
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Monte i lierai comme m vrai chevalier.
Monte 1 lierai xmme m -rai ywrji.
Elle retourna m logis ie son père.
Lui iit : Vaincu, mon imam ne vit nmss.
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L'JUCANT aSTHOUVE
En revenant de Saint-Quentin,
Passant par la Rochelle,
Tous les nouvelles que j'ai reçus,
C est ma maîtresse qu'elle a m'aime plus.
Je me «lis t-en allé promener
Tout le long du bois,
(Xi ma maîtresse elle est aussi.
Je lut découvre mon chapeau,
Lu) tire ma révérence :
— Est-il bien vrai de ce qu'on m'a dit,
Que vous alliez t-avoir un mari ?
— Ah ! oui, oui , me dit-elle, Malheureuse journée,
On fait dimanche mon premier ban,
N'y viendrez-vous pas mettre empêchement ?
— Empêchement n'y mettrai pas, Je vous laisserai dans l'embarras.
Empêchement n'y mettrai pas,
Je vous laisserai dans l'embarras.
— Le dimanche de grand matin, Le curé monte en chaise (chaire) :
— Écoutez donc, petits et grands, Je m'en vais publier des bans.
Le galant qu'il n'était pas loin S'approchant de la chaise :
— Arrêtez là, monsieur le curé, Je viens ici pour vous empêcher.
— Qui était donc ce galant-là, Qui me parle de la sorte?
— Monsieur, ce n'est point un galant, C'est mon très cher, fidèle amant.
— Voilà sept ans que j'aime la fille, Vrai Dieu, je l'aime encore I
— S'il y a sept ans que vous l'aimez,
Il est bien juste que vous l'eussiez (l'ayez).
(Chanté en septembre 1882, par Eugénie Darras, âgée de 72 ans, domestique cbe\ ma mère).