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LES BIBLIOTHÈQUES RÉGIONALES

En plus de la bibUothèque centrale à Paris, il existait quatorze bibhothèques régionales aux endroits où les troupes se trouvaient concentrées en plus grand nombre, comme Bordeaux, Brest, Le Mans, Saint-Nazaire, Saint-Aignan, Tours, Toul et Coblence. EUes correspondaient à peu près aux meilleures bibUothèques pubhques américaines et servaient également de centres de direction et de dépôts pour les bibhothèques de la région adjacente. Chacune était confiée aux soins d'un bibhothécaire expérimenté auquel étaient souvent adjoints des mihtaires détachés à cet effet. On avait construit des bâtiments spéciaux pour les bibliothèques à Saint-Aignan, à Brest et au Mans ; dans les autres centres, il y avait déjà des locaux attrayants et appro-

priés à l'usage de l'Association des Bibliothèques Américaines. A Coblence par exemple, la bibliothèque centrale destinée à l'Armée d'Occupation tient toute une partie du Festhalle ; on a établi des succursales en divers endroits, et l'organisation est assez semblable à celle dont les soldats avaient pris l'habitude dans les camps d'entraînement aux États-Unis. De plus, la direction à Paris fait face aux demandes spéciales, ce qui lui vaut de nombreuses lettres de remerciements.

Une en date du 21 janvier 1919, qui provient d'un officier de Uaison, mérite d'être citée :

« Les beaux hvres et les magazines qui nous ont été fournis ne nous ont pas seulement aidés à passer agréablement les longues soirées d'hiver, mais ils nous ont procuré une excellente occasion d'étudier l'histoire, la littérature, les voyages, la biographie, les langues, les sciences et toutes les autres choses auxquelles nous nous intéressons. Notre bibliothèque dans le bâtiment de l'Y. M. C. A. est toujom's comble. En plus de la bibUothèque principale, chaque escadron a sa bibliothèque dans la salle des rapports ou le club de l'escadron ; l'hôpital a ses caisses de livres ; les clubs des officiers ont leurs bibliothèques et j'ai eu le plaisir de découvrir, quand j'étais officier de jour, que la salle de police ellemême était pourvue d'un rayon de livres que les hommes étaient heureux de lire.

« J'espère que vous aurez un jour l'occasion de visiter ce camp, pour voir comme la mise en pratique des idées de l'Association des Bibliothèques Américaines pour les soldats et les matelots s'est admh'ablement effectuée . »

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