‹ Les livres d'histoire moderne utilisésChapitre 4 sur 21 · Livre II. chap. 20. f. 73 B · texte numérisé non relu

Livre II. chap. 20. f. 73 B

Les femmes mexicaines se pèlent et oignent toutes, afin de n'avoir aucun poil ailleurs que sur la teste, et aux sourcils. El pour cette cause elles estiment une chose belle d'avoir le front petit et plein de poil

Elles ont les mammellos grandes et

(1) Histoire générale des Indes occidentales, et terres neuves, qui jusqu'à présent -on este descouvertes. A ur/mentee en ceste cinquiesme édition de la description de la nouvelle Espagne et de la grande cille de Mexique, autrement nommée Tenuctilan, Composée en espagnol par François Lopez de Gomara, tÇ" traduite en François par le S. de Genillé Mart. Fumée. Paris. M. D. LXXXIV.

si longues que par dessus leurs espaules elles donnent a teter à leurs enfans.

(Livre II. chap. 84. f. 170. v 171.

Presque toutes les coutumes iiuliennes au.xquelles Montaigne fait allusion clans l'édition de 1588 se retrouvent dans le livre de Goinara, et elles y sont exprimées à peu près dans les mêmes termes. Voici d'abord quelques passages caractéristiques qui se rencontrent disséminés à travers les Essais.

JVIontaigne

Gomara

(1 Certains indiens portoient ainsin au combat contre les Espagnols les ossemens de l'un de leurs capitaines, en considération de l'heur qu'il avait eu en vivant. Et d'autres peuples, en ce mesme monde, traînent à la guerre les corps des vaillans hommes qui sont morts en leurs batailles, pour leur servir de lionne fortune et d'encouragement.

(I, ch. 3, t. I, p. 19).

Ils portent à la guerre, les hommas morts, qui ont esté vaiUans, pour rendre les soldats plus courageux, & pour leur donner exemple

Ces corps sont

sans chair, ils ont seulement les oz joints ensembles par les jointures.

(Livre III, chap. 22, f. 241 v°).

Certaine nation abomine la conjonction avec les femmes enceintes, comme elle faict aussi avec celles qui ont leurs flueurs.

Ils [les Indiens de Darien] s'en abstiennent quand elles ont leurs mois et quand elles sont grosses.

(Livre III, chap. 18, f. 233, r").

Ces pauvres gens sacrifiables, vieillars , femmes , enfans, vont, quelques jours avant, questant euxmesmes les aumosnes pour l'offrande de leur sacrifice, et se présentent à la boucherie chantans et dançans avec les assistans.

Plusieurs d'iceux allans à la mort joyeusement, vont au lieu de leur sacrifice dansans, & demandant l'aumosne par les rues pour leur sacrifice: & ce qu'ils obtenoient estoit pour des prestres.

(L. II, ch. 7, f. 180).

En une nation indienne, il y a cette louable ol)servance : quand il leur me-sadvient en quelque rencontre ou bataille, ils en demandent publiquement pardon au soleil, qai est leur dieu, comme d'une action injuste...

Le roy de la Mexique changeoit quatre fois par jour d'accoustremens, jamais ne les reiteroit, employant sa desferre à ses continuelles liberalitez et recompenses; comme aussi jamais ny pot, ny plat^ ny utencile de sa cuisine et de sa table, ne luy estoient servis à deux fois.

On donnait charge aux elephans (dans l'antiquité), non d'un mouvement simple, mais de plusieurs diverses parties au combat, * comme faisoient aux cbiens les Espaignolsà la nouvelle conqueste des Indes, ausquels ils payoient solde et faisoient partage au butin ; et montroient ces animaux autant d'adresse et de jugement à poursuivre et arrester leur victoire, à donner ou à reculer selon les occasions, à distinguer les amis des ennemis, comme ils faisoient d'ardeur et d'aspreté (1).

(II. 12, t. 3, p. -220).

S'ils sont vaincus, ils pleurent & lamentent, demandans pardon au Soleil pour l'injuste guerre, qu'ils ont encommencée.

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