‹ Les livres d'histoire moderne utilisésChapitre 6 sur 21 · IL. -2. ch .3, f. U V · texte numérisé non relu

IL. -2. ch .3, f. U V

ûopez de Castaneda

Ue l'ouvrage d'Osorio nous ne pouvons détaclier celui de Lopez de Castaneda « Histoire de la découverte et de la conquête des Indes par les Portugaifi. » Montaigne l'a lu. en effet, vers la même époque et probablement dans le même volume. Nous savions déjà que sa bibliothèque contenait une traduction en Castillan du premier des huit livres de Castaneda ; mais il ne lisait pas l'Espagnol. C'est donc très probablement dans l'abrégé français que Goulard donna à la suite de sa traclucliou d'Osorio ([ue Montaigne a pu connaître l'histoire de Castaneda (1). Voici trois coutumes et une anecdote ([ui me paraissent en venir :

(l) La traduction de Goulard est intitulée : « HiMoirg de Portugal contenant les entreprises, naoiguaiions et gestes mémorables des l'ortugallois, tant en la conquestc des Indes Orientales par eux descoucertes, qu'es guerres d'Afriqu"- ^- autres exploits, depuis l'an mil quatre cens nouante siœ, sous Emmanuel premier. Jean troisiesme (^ Sébastian premier du nom. Comprises en vingt Lier es, dont les douze premiers sont traduits du Latin de Jérôme Osorius, Evesque de Syloes .A Igarve, les huit suivant prins de Lope: de Castagnede if- d'auires historiens ». Voici toniment il s'exprime au sujet des 8 derniers livres i|ui font suite aux douze livres d'Osorio : « J'ai avancé outre mon espérance.

JVIontaigne

Castaneda

Au ro\ auiiio de Ternate

la coustume porte qu'ils n'entreprennent guerre sans l'avoir dénoncée, y adjoustans ample déclaration des moiens qu'ils ont à y emploier. quels, combien d'hommes, quelles munitions, quelles armes, offensives et défensives. Mais aussi, cela faict, ils se donnent loy de se servir à leur guerres, sansi'eproche, de tout ce qui aide à vaincre.

La coustume du pays porte, que quand les Insulaires veulent faire la guerre à quelques autres, afin que les assaillis ne se plaignent d'avoir esté surprins, ils les envoyent desfîer premièrement, & les avertissent des gens qu'ils meinent, descrivant les armes défensives & offensives qu'ils portent : si les autres se rendent on ne leur fait aucun desplaisir : mais s'ils font les asseurez, disans n'avoir peur & estre prest à se défendre, de là en avant ils peuvent s'entrecourir sus, & se faire la guerre par tous les moyens de finesse .Se de trahison dont ils se peuvent aviser, sans en encourir blasme.

(L. XIV, ch. 16.)

Et au quartier par où les Portugaiz escornerent les Indes, ils trouvèrent des estais avec cette loy universelle et inviolable, que tout ennemy vaincu par le roy en présence ou par son lieutenant est hors de composition de rançon et de mercy.

Cacliil disoit la coustume inviolable estre qu'en toutes les batailles esquelles les Roys ou leurs lieutenans se trouvoyent, on faisoit mourir sans aucune remission tous les ennemis qui avoyent attendu le combat ou l'assaut.

(L. 14, cil. 15, f. 416.)

(En une nation), le soldat qui, en Correa sçeut (jue quiconque en

un ou divers combats, est arrivé a ces isles peut porter ù son 1-loy à

ajonstant, pour U' iiarachevement de l'iiistoire, ce <iui est avenu de plus mémorables es Indes, sous le regue de Jean troisième dont Osorius ne fait aucune mention, ayant coupé le fd de son histoire à la mort d'Emmanuel ; & ai suivi entièrement Lopcz de

Caô-tagnede historien Portugaiiois Quant à la guerre de

Diu contenue au 19* livre Damian de Goes gentil homme de Portugal m'a conduit e.s traitez latins qu'il en a faicts. Et pour le regard du dernier les écrits de plusieurs historiens modernes m'y ont aidé, comme la letïtuie en fera foy, n'ayant licn mis du mien qu'en la translation & disposition, avec la plus soigneuse fidélité que j'ai peu, laissant (en Castagnede et Goes nommémentjquelques répétitions et discours ennuyeux (jui n'eussent servis que de rempla'ge, et qui estaus obmis n'ostrtit rien du lu-^lrc de l'histoire entière. (Edition de 1581, préface.).

présenter à son roy sept testes d'ennemis est faict noble.

diverses fois sept testes d'ennornis tuez en guerre, il est fait chevalier et gentil hoinine qu'ils appellent Mandarin.

(L. l'i.ch. 15, f.416.)

Les présents qu'on offrit de la part de l'empereur Solyman à l'empereur de Calicut le mirent en si grand despit que non seulement il les refusa durement, disant que ny luy ny ses prédécesseurs n'avoient accoustumé de prendre, et que c'estoit leur office de donner, mais en outre feit mettre en un cul de fosse les ambassadeurs envoyez à cet etîect.

III, 9. t. VI, p. 159.

L'Ambassadeur dit au Roy sans autre préface. Sire, le Bassa Soleiman . . . vous salue affectueusement ... je vous apporte une longue robbe des chausses et un bonnet de drap d'or. Alors le Roy changeant de contenance, & d'un regard félon luy respondit, Les Empereurs de Calecut n'ont jamais reçeu ny ne recevront encore aucun présent ains en donnent : & ne s'aident de forces estrangeres pour accoustumé de restablir les autres Roys en leurs royaumes. Pourtant (dit-il aux Naires qui l'environnoyent) empoignez-moy cet outrecuidé cy . . . .

qu'on le serre en basse fosse. (1)

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