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(4) en béaucoup d’endroits, cf. particulièrement, f. 253 v°-258. (DRE TEL MOSETE
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(8) cf. [. 158 re.
(9) cf. HR AIT
(40) V. pour tous ces délails f. 160 r°.
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froidure (1). Et m'advertit cet exemple d’une autre plaisante diversité : car, comme il s'y trouva des peuples qui aymoyent à deffubler le bout de leur membre et retranchoïient la peau à la mahumetane et à la juisve, il s'y en trouva d’autres qui faisoient si grande conscience de le deffubler qu'à tout des petits cordons ils portoient leur peau bien soigneusement estirée et attachée au dessus, de peur que ce bout ne vist l'air; et de cette diversité aussi, que, Comme nous honorons les roys et les festes en nous parant des plus honnestes vestemens que nous ayons ; en aucunes regions, pour montrer toute disparité et submission à leur roy, les subjects se presentoyent à luy en leurs plus viles habillements, et entrant au palais prenoyent quelque vieille robe deschirée sur la leur bonne, à ce que le lustre et l’ornement fust au maistre (2).
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(4) cf, f. 12 r°, — 54 vo, — et surtout f. 54.
(2) (I. 12, L IV, p. 1414) Ceux qui avoient quelque affaire à communiquer a Montec- Zuma entroient piez nuds, & pauvrement vestus, selon leur ceremonie. Car encor qu'ils fussent riches il falloit qu'ils meissent de vieilles couvertures par dessus leurs bons habillemens, (L. If. ch. 34. f. 93. ro.)
hivres d'Histoire Moderne utilisés après 1588
Osorio
Après 1588, la curiosité de Montaigne pour les pays lointains ne se dément pas. Gomara l'avait retenu longuement dans les Indes occidentales ; maintenant c’est surtout aux Indes orientales qu’il va s'intéresser. Il à rencontré vers cette époque une Histoire du roi Emmanuel de Portugal écrite en latin par l’évêque Gérôme Osorio, (1) et, comme l’histoire du Portugal sous Emmanuel consiste presque entièrement en des navigations et des expéditions lointaines, il a trouvé là beaucoup d’anecdotes et de coutumes qui ont attiré son attention. Au reste, l’histoire d'Osorio, qui n’a pas eu moins de succès que celle de Gomara (2), est une histoire beau coup plus sérieuse et moins fantaisiste. Elle puise ses matériaux en grande partie dans un ouvrage bien informé de Lopez de Casta: neda qui avait paru en portugais de 1551 à 1561 : l'Histoire de la découverte et la conquête des Indes par les Portugais.
Coste à reconnu deux emprunts de Montaigne à Osorio. Il à pensé que Montaigne s'était servi, non de l’histoire latine d'Osorio, mais d’une traduction française qui en fut donnée en 1581 par Simon Goulard. Nous avons aujourd’hui un exemplaire du texte d’Osorio qui porte la signature de Montaigne ; Montaigne le possédait donc dans sa bibliothèque. J'ajoute qu'il s’en est servi : des détails de style démontrent que l’un au moins des emprunts connus de Coste, l’histoire des persécutions endurées par les juifs
(4) De rebus Emmanuelis Lusttaniæ regis... libri duodecim. Cologne 1574.
(2) Antérieurement à l’époque où Montaigne lit Osorio, le Manuel du Libraire cite des éditions de 4571-1574-1576-1386 ; la Bibl. Nat. posséde une édition de 4581. On connait en outre deux éditions de la traduction française de Goulard, datées de 1581, et de
de Portugal a été lu directement dans le texte latin (1). Toutefois, il semble que Montaigne a également connu la traduction française : d'autres emprunts paraissent en venir (2), et nous verrons que certainement Montaigne à tiré profil des huit livres résumés de Castaneda et autres historiens dont Goulard a fait suivre sa traduction d'Osorio. D'ailleurs, la traduction de Goulard est assez fidèle pour que, dans la plupart des cas, il soit à la fois inutile de rechercher et impossible de décider si c'est elle ou le texte latin que Montaigne a eu comme modèle. Dans ces conditions, nous croyons préférable de citer d’après la traduction française,
Aux deux emprunts connus de Coste (3), il faut joindre les douze que voici :
Montaigne
Au royaume de Narsingue, encores aujourd'huy, les femmes de leurs prestres sont vives ensevelies avec le corps de leurs maris.
Toutes autres femmes sont bruslées aux funérailles des leurs, non constamment seulement, mais gaiement. A la mort du roy, ses femmes
Osorio
Après leur mort (des Banlanes ou religieux du pays) on enterre les vesves toutes visves auprès d'eux, Les autres femmes après le deces de leurs maris sont portées en grande compagnie de leurs parents et amis avec chansons de resjouissance & de louange près d’un feu
(t) Comparer Montaigne (1. 14. t. [. p. 67) avec les textes correspondants d'Osorio dans l'édition de Cologne 1574, f. Greet f. 13 vo et dans la traduction Goulard, p. 6-45. Montaigne dit par exemple : « les passagers... les amusèrent sur mer, tan- Lost avant, tantost arriere, » ce qui semble indiquer qu'il se souvient du texte même d’Osorio : « Multo erroribus miseros homines ludificabant » incomplètement rendue par Goulard ainsi: «ils tracassaient ces pauvres juifs çà & là», Montaigne conserve l’image impliquée dans le mot « ludilicare » qui n'avait pas passé dans la traduction Goulard, On trouvera dans le passage quelques autres détails du même genre qui prouvent que Montaigne l'a pris-dans le texte latin.
(2) Voir en particulier l'histoire de la mort de Ninachetuen (Montaigne I, 3, t. I, p. 38); Osorio L. IX, ch. 27 : Osorio dit « Ninachetuensis » que Montaigne et Goulard traduisent uniformément par « Ninachetuen » ; Osorio dit « se in pyram praecipitem dedit », que tous deux rendent avec la même légère inexactitude « il se jetta dans le feu». De même encore, dans le morceau sur les usages de nobles Callicutiens, Montaigne (UE, 5, €. V, p. 264) Osorio (L. II, ch, 1) Osorio : « qui in eos inciderunt » : Goulard : «ceuæ qui se sont approches un peu trop près d'euæ »; Montaigne : « ceux qui Seulement ont approché un peu trop près d'euæ ».
(3) L'histoire des persécutions souffertes par les Juifs de Portugal (I, 44, t. [, p. 67)
dont nous venons de parler; & deuxièmement les coutumes des habitants de l'ile Dioscoride (1, 56, t, 2, p. 297. Osorio. L V, ch. 6.)
et concubines, ses mignons et tous ses officiers et serviteurs, qui font un peuple, se presentent si allegrement au feu où son corps est bruslé qu'ils montrent prendre honneur d'y
maistre (1).
à grand accompaiener leur
Les estrenes que le roy envoye aux princes ses vessaux, tous les ans, c'est du feu, lequel apporté, tout le vieil feu est esteint et de ce nouveau sont tenus les peuples voisins venir puiser chacun pour soY, sur peine de crime de leze majesté;
ardent dedans lequel on les jette Vives...
Quand le Roy meurt, on alume un feu de bois odoriférans, & meton le corps sur le bucher. Lors on luy baille pour compaignie toutes ses concubines, tous ses mignons, ses domestiques & serviteurs qui sont bruslez avec ce corps.
Or ils acourent si alaigrement à ce feu, qu'on void manifestement qu'ils estiment que le plus grand honneur qu'ils pourroyent jamais acquerir consiste à estre compagnons de leur Roy en sa mort.