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Il efface sa personnalité propre, donne la vie, si l’on peut ainsi dire, à chacun de ces comptes et les met en rapport, en relations directes avec chacun de ses correspondants. C’est pour cela que nous voyons Dubois devoir à Marchandises et payer à Caisse.

En dehors des comptes particuliers ou de correspondants (tenus comme en partie simple) que présente encore le Grand Livre, celui-ci comprend deux comptes qui, avec les trois comptes essentiels que nous venons d'indiquer, constituent ce qu’on appelle les comptes généraux. Ce sont :

Capital,

Profits et Pertes.

Le plus souvent, on ne compte pas Capital parmi les comptes généraux, mais on dédouble le portefeuille en les deux comptes :

Effets à Recevoir,

Effets à Payer.

Nous adopterons ce dédoublement, mais nous maintiendrons Capital parmi les comptes géné- ‘aux. Nous aurons donc :

Capital,

Marchandises Générales,

Caisse,

Effets à Recevoir,

Effets à Payer,

Profits et Pertes.

Comment, au moyen de ces comptes, un

négociant ouvre-til, au Grand Livre, la comptabilité en partie double ?

Supposons, pour être très simple, qu'un commerçant entre dans les affaires avec un capital de 100,000 francs.

IL commence par ouvrir au Grand Livre un compte Capital, où il inscrit au crédit 100,000 fr.

FÉMOOLUL Capital. AVOIR. Fof.

| par Caisse

Janv.| 1 ppp loss

| capital... fr.| 109,000

| | Puis, il ouvre un compte Caisse, où il inscrit au débit, fr. 100,000.

FOOD MDOIT, Caisse. AVOIR. Fo 2,

à Capital Janv. FIESDr RD On capital.... fr.|100,000 |

Comment peut-il se faire, alors que le négo-

ciant n’a procédé encore à aucun acte de com-

on) |. 2 Ho) | | |

merce, que son capital figure déjà au crédit d’un compte et au débit d’un autre ?

Le compte Capital représente le négociant. Le compte Caisse représente aussi le négociant, puisqu'il est un de ceux que le négociant tient à l'effet de connaître les mouvements d’une des valeurs maniées dans son entreprise.

LT TiRESE

Voilà donc que le négociant se porte, d’une part, comme capitaliste, créancier de la caisse, c’est-à-dire de lui-même, et, d’autre part, comme commerçant, prêt à manipuler son argent, comme caissier, débiteur du compte capital, c’est-à-dire de lui-même.

Cela semble bien une fiction que de se considérer à la fois comme son propre créancier et son propre débiteur.

Le négociant se considère d’abord, au point de vue de l’apport qu’il fait du capital, comme créancier de ce capital envers l’entreprise commerciale. Il se considère ensuite, en tant que directeur, gérant de l’entreprise commerciale, comme en devant compte au capitaliste.

Il y a donc en lui deux personnes :

Le capitaliste,

Le commerçant.

Le capitaliste, une fois l'apport effectué, s’écarte : il ne reparaîtra que pour exiger compte en fin d’exercice. Le commercant reste seul, et voilà pourquoi on dit qu'il n’y a que cinq comptes généraux : £

Marchandises Générales,

Caisse,

Effets à Recevoir,

Effets à Payer,

Profits et Pertes.

Cest dans ce dédoublement de la personnalité du commerçant et dans la création de ces êtres

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