Lévitique, cbap. v, v. 20 à
Il est même dit ' que Tinculpé doit donner le quintuple au prêtre, pour le cas où il à fait du tort à des choses sacrées appartenant au clergé.
Mais, dira-t-on , le jour du grand pardon, le Jom kipour, le sacrifice des deux boucs?
Ici il faut que j'entre dans quelques détails de langue.
Le mot kipour^ kipourim et kaporeth (même racine) ne dit nullement pardon et pardonner. En voici des preuves probantes : il est dit' à l'occasion d'une femme relevant de couches et offrant un sacrifice de tourtereaux {i^ekipour aleah hakohen}^ « et le prêtre la purifiera. » Si le mot kipour voulait dire pardonner^ ce serait un non sens, le prêtre n'a rien à pardonner à Taccouchée. I-.e même mot kipour est répété pour le lépreux guéri qui apporte son offrande* et le même mot encore est appliqué à une maison attaquée par la lèpre'. Or, je le demande, le prêtre
i. Lévitique, cbap. v, v. 16.