‹ Les livres de Dieu: Moïse et le TalmudChapitre 67 sur 184 · Nombres, chap. xxv, v · texte numérisé non relu

Nombres, chap. xxv, v

2. U dit littéralement Lévitique, chap. xix, v. 17, ne reste pas debout (inactif) près du sang de ton prochain.

tervenir de corps et d'âme pour empêcher qu'une injustice ne soit faite, qu'une impureté ne soit tolérée. On le voit, la morale de Moïse va trèsloin. Le propre père ne doit pas tolérer un fils dénaturé, s'il est prouvé que ce fils prodigue, paresseux, ivrogne, est incorrigible, mais il faut que le père et la mère ensemble soient d'accord pour dénoncer leur fils à la commune, qui le jugera en dernier lieu*.

La morale de Moise est souvent excessive, mais elle est toujours logique.

Nous avons vu que Moïse n'énonce jamais un droit, que les droits des uns, d'après lui, jaillissent toujours des devoirs accomplis des autres. Ces devoirs sont édictés sous une forme tantôt négative, tantôt affirmative. Us ont deux principes pour base, à savoir :

La négative : « Le droit de l'un s'arrête là où

\. Deutéronome, chap. xxi, v. 48.

le droit de l'autre est lésë. Donc, tu ne feras pas, etc. , etc. »

L'affirmative : « Ce que tu veux qu'on te fasse, fais-le à autrui. » Tu aimeras ton prochain comme toi-même^.

Et toujours, au nom de Jéhovah, la justice de la loi ne laissant pas impunies les infractions au droit du prochain , récompensera le devoir accompli. Le chapitre xix du Lévitique, qui est une espèce de résumé rédigé sur de vieux documents, contient des commandements moraux très-élevés de ces deux genres. Ce chapitre, bien qu'il répète certaines lois déjà connues, est trèsremarquable, f-e voîcî :

« Et Jéhovah parla à Moïse et dit : « Parle à « toute la commune d'Israël et dis-leur ce qui « suit : Soyez saints, car saint je suis, moi, Jé- « hovah votre Dieu. Que chacun respecte son <c père et sa mère; observez mes jours de repos, <c je suis Jéhovah votre Dieu. Ne penchez pas w vers les idoles, ne vous faites pas de dieux ce fondus, je suis Jéhovah. Quand vous sacri-

Page 1