Lévitique, chap. xix, v
ic fiez un sacrifice de paix , vous le pouvez d'a- « près votre volonté , mais qu'il soit mangé le (c jour du sacrifice et encore le lendemain ; ce «( qui reste pour le troisième jour doit être « brûlé. C'est chose réprouvée qui ne peut être « accueillie à bien. Celui qui le mange portera « sa peine, car il a profané la sainteté de Dieu, « et cette âme doit être retranchée de son w peuple. (Évidemment cette défense, comme « tant d'autres, est hygiénique; la viande de « trois jours est impure et malsaine). Quand tu « récolteras la moisson de la terre, ne coupe a pas les coins de ton champ, et ce qui reste de « ta moisson ne le recueille pas. Ne grapille pas ce ta vigne et ne glane pas les grappes tombées ; ce au pauvre, à l'étranger, tu abandonneras tout a cela, je suis Jéhovah votre Dieu *. Vous ne voce lerez pas, vous ne dénierez pas, vous ne men- « tirez pas l'un contre l'autre, vous ne jurerez ce pas en mon nom en mentant, car tu profane- « rais le nom de ton Dieu. Je suis Jéhovah. Tu « n'opprimeras pas ton prochain, tu ne le spo-
i , J'ai déjà fait observer que la formule : Je suis Jéhovah veut dire : vous êtes tous égaux devant Dieu.
« lieras pas, tu ne garderas pas une seule nuit a jusqu'au matin le salaire du mercenaire. Ne a maudis pas, n'injurie pas un sourd, ne mets a jamais un achoppement devant un aveugle.
« Crains ton Dieu, je suis Jéhovah.
« Que rien de tortueux n'entre dans votre « justice. Ne ménage pas le pauvre parce qu'il « est pauvre, et n'aie nul égard pour le riche « parce qu'il est riche. Juge ton prochain avec a justice, ne vas pas rapportant contre ton pro- « chain, ne le dénonce pas, et ne reste pas debout , a (^inactif)j quand il s'agit du sang de ton proa chain. Je suis Jéhovah.
a Ne hais pas ton frère dans ton cœur. Tu « dois lui demander raison, mais ne porte pas « avec toi sa faute. Ne te venge pas. Tu ne dois « pas garder rancune aux fils de ton peuple. Tu
a DOIS AIMER TON PROCHAIN COMME TOI-MÊME*. Je
a suis Jéhovah. »
C'est avec cet axiome qu'il clôt les commandements moraux de ce chapitre. Il contient en effet, en trois mots, — car en hébreu il n'y a que