‹ Les livres de Dieu: Moïse et le TalmudChapitre 86 sur 184 · Lévitique, chap. xxv, v · texte numérisé non relu

Lévitique, chap. xxv, v

en personne à Jérusalem, hoinnies et femmes.

Ces sortes de fêtes n'étaient pas seulement des foires d'échange; par ces voyages forcés, Moïse espérait répandre l'instruction sacrée parmi toutes les classes du peuple, grâce au frottement continuel des campagnards contre les habitants de la capitale, siège des lévites, des prêtres et des prophètes. Plus tard le Talmud, qui en tout est le contraire de la loi de Moïse, a exempté les femmes de ce voyage, comme si la femme n'avait pas besoin d'enseignement. Moïse tient tellement à l'instruction universeDe qu'il dit* : « Après sept ans, à la Semitah, à la fête de Soucah, quand viendra tout Israël pour comparaître devant la face de Jéhovah ton Dieu, à l'endroit qu'il choisira, tu feras la lecture de toute cette thorah (doctrine) en présence de tout Israël et à leurs oreilles. Rassemble le peuple, hommes^ femmes j les enfants et r étranger dans les portes^ afin qu'ils entendent, qu'ils apprennent, qu'ils craignent Jéhovah votre Dieu, et qu'ils observent les paroles de cette thorah. Et leurs fils igno-

i. DeutéroDome, chap. n\\i, v. 10.

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rants écouleront et apprendront à craindre Jéhovah votre Dieu. »

C'était donc l'enseignement universel^ gratuit et obligatoire. Les Pharisiens ont aboli l'obligation de l'enseignement gratuit, surtout pour les femmes. La femme d'ailleurs a perdu ses droits dès l'établissement de la monarchie.

Moïse ne parle nulle part du commerce avec l'étranger. Pourtant, d'après la loi sur l'intérêt, changée deux fois dans le Pentateuque, il ressort qu'il a songé au commerce d'exportation. C'est là l'avis du savant Michaelis. Moïse avait d'abord défendu tout intérêt* ; puis* il défend de prêter à intérêt au pauvre. MaisDeutéronôme, chap. xxiii, V. 20 il permet de prêter à intérêt à l'étranger. Les juifs exportaient, en effet, du blé et du vin par l'entremise des Tyriens et des Sidoniens. Or, nul commerce n'eut été possible avec la défense absolue de prêter à intérêt.

Michaelis va plus loin encore. Il prétend que Moïse a ordonné la semitah (défense de cultiver à la septième année) afin de forcer les Israélites

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