Lévitîque, chap. xxv, v
d'avoir toujours des provisions de blé, de vin et d'huile, et de ne jamais recourir aux étrangers pour les subsistances premières, de pour que le peuple ne retournât au culte des idoles. Je cite cette opinion parce que Micbaelis, dans son Droit de Moïse, a été le premier chrétien compétent qui rendît justice à la législation de Moïse. Son livre est et restera un chef-d'œuvre de science, d'érudition et de haute sagesse sociale. Le droit d'aînesse était un jiis coiisuetudinariurn. Il existait chez tous les peuples de l'antiquité. Chez les Égyptiens, l'aîné seul suivait la caste du père. Moïse a restreint le droit d'aînesse à deux parts d'héritage*. En cas d'absence d'héritier mâle les filles héritaient toutes une part égale, à condition d'épouser un homme de leur tribu, afin qu'au jubilé une tribu n'accumulât pas toutes les parts par le mariage '. Du temps de Moïse d'ailleurs, les filles n'avaient pas besoin de dot. On les achetait à leurs pères et quand on les répudiait, elles avaient leur douaire.