Exode, chap. i, v
forcé de se séparer d'elle deux fois. La Bible nous raconte qu'après la sortie d'Egypte, Jethroh, le beau-père de Moïse, lui renvoya sa femme et ses enfants. Il les avait donc envoyés à son beaupère. Quelque temps plus tard, Moïse se sépara de nouveau de Ziporah, sa première femme. Il n'est plus question d'elle dans la Bible qui nous apprend seulement qu'Aaron et Miriam, en leur qualité de frère et de sœur, accablèrent Moïse de reproches allant jusqu'à la révolte, <]uand il épousa une femme kouschite. Ce grand homme, le plus grand homme de l'humanité, fut peutêtre méprisé par sa propre femme !
Miriam, la sœui* de Moïse, était une femme d'élite. Après la sortie d'Egypte, elle était à la tête des jeunes vierges qui chantaient des cantiques en l'honneur de Jéhovah et de la grande victoire remportée sur les Égyptiens.
La Bible mentionne également sa mort, mais nulle part il n'est question de son mariage ; elle s'appelle tout court Miriam, la sœur de Moïse. Dans les reproches adi*essés à Moïse, à cause de la kouschite, elle dit avec Aaron : « Dieu ne lui a pas parlé à lui seul ; il nous a parlé comme à
lui. » Pour la faire taire, il ne fallait rien moins qu'un nniiracle. Moïse, hélas ! ne nous a pas légué son secret.
Moïse admet la femme aux mêmes devoirs et droits que Thomme; sauf la prêtrise, il n'y a nulle part une exception énoncée à son égard, à moins d'incompatibilité absolue avec son sexe. Encore Moïse ne défend-il pas expressément la prêtrise à la femme; elle présente ses sacrifices et ses offrandes à l'égal de l'homme. Quand il proclame sa loi, hommes et femmes sont présents et l'acclament par un Arnen à haute voix. Il dit* : « Rassemblez le peuple, hommes, femmes^ enfants et étrangers, afin qu'ils écoutent, qu'ils apprennent, qu'ils craignent Dieu; qu'ils observent les paroles de la Tliorah, et afin que leurs enfants^ qui ne sm>ent rien encore^ écoutent et apprennent la vérité. »
Le droit que Moïse stipule pour la femme porte le cachet d'une haute civilisation, surtout pour son époque.
Où est le législateur antique qui sauvegarde