‹ Les livres sacrés du CambodgeChapitre 137 sur 275 · Peut-être du sanscrit c/v', roi · texte numérisé non relu

Peut-être du sanscrit c/v', roi

3. Peut-être le sanscrit bâlaha, garçon. — Chinois, en pâli Jlnaha, paraît être le nom de l'ainille de cette race.

1. Uparàja, vice-roi, sous-roi; ce titre était encore donné, il y a quel- (jues années, au Canibodgeau frère du roi, en son absence à son lils aîné.

.0. Officier du palais, du sanscrit anuiti/a.

PKÉAS MOIIA-fllîXüK

— Mon (Seigneur, votre frère cadet est jaloux de vous ; il aiguise en ce moment ses armes et les fait reluire; il en dresse tous les jours un grand nombre et n’a j)oint d’autre occupation; les armes qu’il a ainsi dressées sont touffues et maintenant il n’attend i)lus (|u’une occasion pour vous tuer par surprise, et pour, ensuite, s’emparer du ])arasol à cinq étages et du pouvoir royal. X’Iiésitez pas à agir contre lui.

Arit-Çhinok, (jui aimait beaucoiq) son frère, ne répondit rien à l’ainat et demeura sans rien faire contre lui. Mais, une autre fois, cet amat étant revenu pour son service lui dit encore :

— Mon Seigneur, nous craignons pour vous, pour vous (jui nous donnez dignités et honneurs, fortune et fonctions. Nous avons peur qu’on vous tue.

— Hélas, dit le roi, est-il bien vrai (ju’on songe à me tuer ?

— Comment pouvez-vous en douter, dit l’amat?

Le roi se mit en colère et dit :

— Eh bien ! puisque mon frère est un homme méchant ([u’on l’arrête. Allez vite, arrétez-le, mettez-le à la chaîne et renfermez-le dans une cage.

Alors les mandarins, les ministres, les amat sc prosternent et .saluent, puis ils vont arrêter Pola-Çlùuok, lui mettre les fers et l’enfermer dans une cage de l)ois.

Celui-ci, surpris du traitement (pie son frère lui fait infliger parce (lu’il n’a point démérité de lui, réfléchit dans son cœur et cherche dans sa mémoire (piellc peut bi(‘n être la cause de son arrestation. Il ne trouve pas. Alors, il joint les mains au-dessus di; sa tête et s’adressant aux tévodas, leur dit ;

— Si j’ai failli, si j’ai trahi mon frère, ({ue les fers (pii sont à mes pieds, (|ue la cangue (pii est à mon cou, (pie les

chainco ([ui sont à mes mains ne (juittent jamais ni mes pieds, ni mon cou, ni mes mains. Mais si mon cœur est juste, bon pour mon frère, si je ne l’ai pas trahi, que toutes ces entraves tomlient de mes pieds, de mon cou et de mes mains. »

Pola-Çhinok avait ;i jieine achevé son invocation que toutes les entraves se brisaient sur ses pieds, sur son cou, sur ses mains, et (pie les portes s’ouvraient devant lui.

Voyant (pi’il était libre, il s’enfuit et fut se réfugier dans un village extérieur.

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