‹ Les livres sacrés du CambodgeChapitre 145 sur 275 · Moiia-Çiiînok enfant · texte numérisé non relu

Moiia-Çiiînok enfant

A la lin du dixième mois d(' sa grossesse, [néang Tvvii aceouelia du Bodhisattva, un enfant très beau et dont 1(' teint rappelait la couleur de l’or. L’acliar Ti^ôpomokkha, lui donna le nom de Saiiidaeli Prèas Âyoka mais on devait l’appeler un jour Molia-Çhinok-kaumar'.

Moha-Çhînolc-kaumar, étant devenu grand, alla jouer avec les autres enfants. Comme il était d’une adresse peu commune, il arriva que les ângkonli ", avec lesquels il jouait roulèrent très loin de lui : alors s’adressant à ses camarades il leur dit.

— Allez donc me chercher mes ângkonh, et dépêchezvous.

[Ceux-ci : lui répondirent :

— Sommes-nous donc vos esclaves pour (|ue vous nous commandiez ainsi d’aller vite ramasser vos ângkonh.

— Si vous continuez de me parler ainsi [répondit le Bodhi.sattva], je vous frapperai à la tête.

— lèh ! vous êtes donc bien fort, vous qui nous menacez de nous frapper. Essayez donc un peu, afin ([ue nous voyions combien vous êtes fort, mon cher.

Alors le Bodhisattva s’élança sur les enfants et, comme il était très fort de par ses mérites, il leur saisit les bras et les serra si fort avec ses mains qiuq tout pleurant, les enfants s’enfuirent en leurs maisons et furent se plaindre à leurs mères. Celles-ci, impiiètes en les voyant, leur dirent :

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