‹ Les livres sacrés du CambodgeChapitre 149 sur 275 · kilom. 600 mètres · texte numérisé non relu

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Lo Bodhisiittvii lui, n’avait pas peur; il no se prosternait pas devant les tévodas et ne les invnc|uait pas comme le faisaient ses com])agnons.

11 j)rit de l’huile, du sucre et du riz, les mélangea ensemble ('t se mit à manger à sa faim, sans se presser. Cela fait, il l)rit deux langoutis, les trempa dans riiuile, vêtit l’un d’eux, attacha l’autre bien solidement autour de sa taille, puis il fut se ])lacer debout au pied du grand mât. Quand il vit (pie la jompie s’enfoncait dans la mer, il monta au sommet du grand mât, regarda aux quatre points cardinaux et se demanda de (piel côté se trouvait Mitbila-nokor. Quand il se fut orienté, il .sauta du mât à plus d’un yu<;b du navire, alin de ])asser par dessus les animaux féroces qui nageaient autour de lui, et tomba à la mer. Alors il commença à nager dans la direction du royaume de Mitbila. Or, au moment même où le Bodbisattva abandonnait le navire perdu, le roi Pola-Çbinok mourait.

Cependant cpie le Bodbisattva nageait au milieu des flots de la mer, son corps était beau, luisait comme un diamant et flottait sur les eaux. Par suite de .sa puissance et de ses mérites, sa vigueur était très grande; après sept jours de' nage, il était aussi vigoureux et aussi peu fatigué qu’au premier moment.

Alors, comme il nageait, il regarda le ciel et vit que la lune était pleine. De suite, il pensa (jue ce jour était jour nhausot' . Il réfléchit un instant, puis il prit de l’eau salée, se lava la bouche avec soin et se mit ;i invoquer [les dieux], leur demandant de pouvoir observer les préceptes sacrés au milieu de la mer.

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