‹ Les livres sacrés du CambodgeChapitre 157 sur 275 · Un ÉLÉiniANT 1)Ksi(;ne MoiiA-ÇiiixoK au choix · texte numérisé non relu

Un ÉLÉiniANT 1)Ksi(;ne MoiiA-ÇiiixoK au choix

DES DIOMTAIDES l’OUU ÈTDE KOI DE Mi riIÎLA

(.JiK'hlue tonip.s [)lus tard, Ic.s niinistri's .se ivunirent (‘ii cons(‘il [)()ur clierclier (iucl<(ii’iiii à incltre sur le trône d(' Mi- Iltila. Un \ ieax et sage ininisti'e (jui était parmi eux leur dit:

— l’ili bien 1 vous autres, puisiiue vous n’avez personne à pro[)0.scr |)our être roi et pour régner, eonforinéinent aux reinarcpiables traditions (jui nous \ienueDt.do ranticpiité, j’ai à vous proposer queUpH' chose dont vous .siu’ez content.

— Uh Ijien ! lui dirent h's niini.stres, faites-nous votre proposition, parlez.

Alors, le vieux ministre i'<‘j)rit:

— Mil bien 1 vous tous, les rois, depuis la plus haute anti- (pulé, ont été élevés conformément aux règles d(‘s textes. Ôi', il est dit dans ces tixxtes ipic si on veut avoir un roi puissant, un grand roi, il faut lâcher un éléphant porteur ('t lui laisser le soin de trouver riiomme hardi et [luissant ([u’on veut avoir [)our maitri' par dessus tout les autres hommes. Lâchons donc un élé[)hant conformément aux irgles indi(|uées [lar les textes anciens.

Les ministres et les dignitaires, ces jia rôles entendues, lin'ut appehu’ les lettrés et l(*s cha[)elains et leur demandèrent im <(uel é(]uipag(;il fallait lâcher l’éléphant.

Ils ré[)ondirent :

— O vous tous qui êtes ici, il ne faut pas lâcher l’éléphant tout seul, il faut prendre une voiture, y attacher des instruments de musique, y atteler deux chevaux: (piand l’éléphant marchera devant, les chevaux le suivront, traînant la voiture, et h‘s instruments de musi(|ue joiu'ront et accompagneront l’éh'phant.

Alors celui (juc rélépliant trouvera sera celui que vous cherchez; vous lepreudrez, vous ferez la cérémonie âphisék' et il ira s’asseoir sous le parasol à cinq étages d’où il saura protéger tous les hoinines.

Les dignitaires, les ministres, les conseillers, les lettrés et les chapelains, ayant délibéré, donnèrent l'ordre de préj)arer la voiture, les chevaux et les éléphants, puis ils invitèrent les haliitants à enlever les grandes herbes, à bien égaliser le terrain devant leurs maisons, (^uand tout fut prêt, ils prirent des noix d arec, des feuilles de bétel, des bougies en cire d’abeille, des baguettes odoriférantes et des fleurs* puis ils entrèrent dans l’écurie de l’éléphant et les lui offrirent.

(^uand les dignitaires, les ministres, connurent par les chapelains le jour favorable*, ils donnèrent l’ordre d’amener l’éléphant, les chevaux et la voiture à laquelle on avait attaché des instruments de musicpie. Alors on lâcha l’éléphant, les chevaux suivirent avec la voiture et les instruments de musi(jue commencèrent à se faire entendre.

Les habitants, voyant passer ce cortège, joignirent leurs mains au-dessus [de leurs têtes] et se prosternèrent pour les saluer en disant:

1. Du sanscrit (dt/iislirl.n, aspersion; elle l'ait partie de la céi-einonie de l'élévation au trône et se pratique encore au Cambodge et dans tons les Laos. On nomme aussi àphisrh la cérémonie d’érection d’une nouvelle statue du Buddlia, parce que cette cérémonie comporte une aspersion d’eau. — Voy. dans mes Contes ( (iiiibodiilcns, t. I, ce qui est dit de cette cérémonie.

2. Ces objets sont, pour ainsi parler, les parties rituelles de toute otîrande religieuse.

3. On n’entreprend rien de sérieux au Cambodge un jour réputé non favorable et, pour le couronnement du roi, pour les cérémonies de consécration des temples nouveaux, des nouvelles statues du Buddlia, pour les mariages et les autres fêtes familiales, on consulte les devins. On les consulte aussi sur le jour auquel ou doit entrer dans une nouvelle maison.

pHÉAS MOIIA-CIIÎNOK 187

— Seigneur éléphant porteur, je fais des vœux pour que vous parveniez vite à votre but.

L’éléphant commença par faire trois fois le tour de la ville royale' puis, tournant un peu la tête, il partit tout droit vers rOtliyeanh II y ht la rencontre du Bodhisattva qui dormait, étendu sur la pierre de Mongkol-sœla " et sous un manguier.

Tous ceux qui avaient suivi, virent le Bodhisattva et furent remplis d’une grande joie. Alors ils l’entourèrent en jouant de la musique, et cela retentit à ses oreilles comme le bruit des flots.

Il s’éveilla, regarda autour de lui et vit l’éléphant, la voiture, la foule qui l'entourait ; il réfléchit dans son cœur et se dit : « Eh! l’éminent parasol à cinq étages et les biens royaux viennent à moi. » Puis il se recoucha.

Alors les chapelains s’approchèrent de lui, se prosternèrent à ses pieds, le saluèrent en levant leurs mains jointes et lui dirent :

— Grand homme, nous venons vous prier de vouloir bien être notre roi.

Le Bodhisattva leur répondit :

— Eh ! vous tous, qu’est devenu votre roi?

Les dignitaires et les chapelains lui répondirent ;

— Hélas, grand maître, notre roi est mort.

— Mais, dit le Bodhisattva, si votre roi est mort, il a laissé une famille, des enfants, des proches parents?

— Hélas ! grand maître, notre roi n’a pas de famille, il n’a laissé qu’une jeune fille, néang Simbali-tévih C’est une

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