Néaxg Simbali continue sa poursuite
Seigneur ! maintenant que les deux ascètes avaient achevé d’enseigner le Bodhisattva et qu’ils étaient repartis chacun pour leur demeure, néang Simbali-tévi s'approcha du roi et se prosterna à ses pieds, les mains au-dessus de sa tête, en disant :
O mon Seigneur! tous les gens du peuple, les maitres des éléphants, les maîtres des chars, les maitres des chevaux, les maitres des soldats sont dans la terreur et disent : « Si le roi entre en religion et se fait religieux, il ne nous regar-dera plus, et (piand nous alîrontcrons le danger, soit dans un incendie, soit contre les brigands, il ne nous verra pas. » Si vous voulez entrer en religion, élevez d’abord convenablement votre fils, le cliau Tikkéavout et mettez-le sur le trône ; cela fait, vous pourrez vous faire religieux.
Le Bodhisattva répondit:
— Eh bien ! néang Siml)ali-tévi, puis(pie j’ai abandonné les mandarins, les ministres, mon armée et les habitants, jirenez chau Tikkéavout et mettez-le à ma place pour ([u’il commande dans le royaume de Mifliila.
Néang Simbali-tévi répondit :
— O mon Seigneur ! maintenant (jue vous vous êtes fait religieux que vais-je devenir?
Préas moha-ciiînok
— Eh bien! néang Simbali-tévi, dit le Bodliisattva, vos paroles me satisfont parce qu’elles me permettent de vous faire de la morale. O ma chère, est-ce une chose naturelle que d’être roi ? Dans cet état, il y a des choses mauvaises en notre corps qui s’échaulïeut et (lui conduisent en enfer ; je suis entré en religion, je me suis fait religieux et je vais aller mendier ma nourriture comme un religieux afin de chasser ce mal, conformément aux prédications des savants de l’antiquité.
11 achevait de parler comme le soleil se couchait ; néang Simbali-tévi ordonna a tous les ministres, mandarins et gens du peuple de prendre leurs dispositions pour coucher en cet endroit et le Bodliisattva fut se couchera l’abri d’un arbre.
Quand, le matin étant venu, le soleil se leva, le Bodhisattva se remit en marche comme la veille. Et comme la veille, néang Simbali-tévi et les ministres se mirent à marcher derrière lui.