‹ Les livres sacrés du CambodgeChapitre 189 sur 275 · Sous-roi, du s. upciraja · texte numérisé non relu

Sous-roi, du s. upciraja

7. Néakh l./inian pré<is /.r.sn, textuellement celui qui tient la sainte chevelure.

NlxVlÉA-RÉACn CHÉADAK

[qui lui était désigné] et le plaça sur la paume de sa main’. L’ayant regardé, il dit : «La vieillesse est sur moi maintenant, il est bon que je sorte [du monde] pour me faire religieux.» Ayant ainsi décidé, il adopta le coiffeur ’ et le nomma gouverneur d’une province, puis, satisfait! il fit venir son fils royal et lui dit :

— Mon cher, gentil et enfant aimé, recevez de votre père le parasol sacré et le pouvoir royal, car, moi, votre père, je vais vous quitter, je vais sortir [du monde] et me faire tabas-eysey " dans le jardin des Manguiers, (]ui est un endroit solitaire.

Le prince royal, à ces toms de son saint et précieux père, joint les mains, les élève pour le .saluer et lui dit :

— Maître suprême! pourquoi voulez-vous sortir [du monde] et vous faire religieux? pour quelle raison?

Le grand kshatriya suzerain répondit à son fils par la stance suivante :

— Mon fds gentil ! aimé de tout mon cœur de père, je veux sortir [du monde] pour me faire religieux, parce qu’en regardant autour de moi, j’ai compris (pie l’attachement de l’homme aux choses du monde n’est pas une bonne chose, parce que tout est voué au changement et doit toujours changer; [l’homme] peu à peu devient vieux ; maintenant mes cheveux commencent à blanchir sur ma tête. Et ce signe, je l’ai compris, annonce la vieillesse ; c’est pour cela que je veux sortir [du monde] et me faire religieux, tabas-eysey' dès maintenant.

1. Ce détail a pour raison que nul, au Cambodge tout au moins, ne doit infliger une douleur au roi. 11 arrachait lui-même le cheveu blanc parce que son coifïeur n’eût point osé l’arracher lui-même.

2. Klinicin, le teneur, ici, en abrégeant pour « le teneur de la chevelure)).

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