Nous avons déjà vu plus haut s’accomplir ce phénomène
.5. Allusions à diÜerents jâtakas du Buddha.
6. Tipachal,-, du p. devocakhlauh. — Voir plus haut dans le Mo/ta- Çhinok
grand, jeune tout à l’heure encore, petitement prospère, (jui subitement était devenu très redoutable par son cœur. Le voyant, il se dit: « Eh! voilà le roi Niméa, (|ui est devenu très redoutable et qui ne peut répondre à une ([uestion qu’il s’est posée ; il ne peut plus rien résoudre lui-même, il convient que j’aille à lui, afin de le tirer d’embarras. »
Ayant ainsi déeidé, [Indra] s’habilla et vola au travers de l’espace, se dirigeant, très lumineux, vers le palais du grand kshatriya suzerain. En ce moment même, Indra, le maître suzerain, ayant vu avec ses mille yeux divins que le Bodhi- .sattva était devenu redoutable dans son cœur, traversa l’espace si brillant (pie l’obscurité disparut. O religieux! en ce temps-là, le roi Niméa, voyant cette lumière que répandait Indra, le maître suzerain, frissonna de tous ses poils', et il lui dit la stance suivante :
— Seigneur ! vous avez beaucoup de mérites et de puissance, cela est certain, mais qui êtes-vous ? hltes-vous un tévoda, imyéak konthop. unasaiir, un putthyéa thammaL ou bien êtes-vous le préas Eyntréâthiréaçh, qui est le maître et le seigneur de tous les tévodas? Vous êtes brillant de prospérité et superbe de clarté. Je n’ai jamais vu personne qui vous ressemble. Veuillez donc me dire maintenant votre nom que j’ai grand désir de savoir. Comment vous appelez-vous?
Indra, entendant ces paroles du grand, jeune et suprême prospérant Bodhisattva, frissonna de tous ses poils et lui répondit par la stance suivante :
« fSeigneur! vous n’avez pas un instant cessé d’amasser des perfections et d’acquérir des mérites en grand nombre ; je suis Indrâdhirâja, celui qui est au-dessus, le mont qui
1. On trouve quelquefois aussi trembler de tous ses os et de tous ses poils.
2. Du p. y(il,l. ((s, (jan(l/nirnb((s, asûp pour asuras, géants, Iniddhai/adliannu, Buddlui de la Loi, suivant la Loi, ne l’enseignant pas.
NIMÉA-RÉACH CHÉADAK
domine tous les tévodas du monde du Tray-Trœngsa ; j’ai pensé que ma présence pouvait vous être utile chez vous et je suis venu à vous, qui avez amassé beaucoup de vertus, l)eaucoup de perfections. Si vous êtes embarrassé par quelque chose, dites-moi, sans crainte aucune, ce qui vous embarrasse, je vous répondrai de suite. »
Le Bodhi.sattva, ayant entendu les paroles d’Indra, répondit :
— Seigneur Indra qui êtes au-dessus, le maitre prédominant de tous les tévodas, je désire vous poser une question parce qu’un doute est né en moi: je vous prie de me dire si les fruits qu’on retire de la vie ascétique sont meilleurs (jue les fruits qu’on retire de la pratique de l’aumône? Je vous prie de me répondre.
Indra, entendant ces paroles du Bodhisattva, lui répondit par la stance suivante :
« Grand roi, seigneur kshatriya ! celui qui se fait religieux, renaît en ce monde grand kshatriya suzerain et y jouit de la fortune. Celui qui se fait religieux dans un monde de prodigalités, fait une action belle. A la lin de sa vie en ce monde-ci, il va renaître tévoda au paradis des tévodas’ et il y jouit des biens en abondance; celui qui se fait religieux, est superbe de prospérité et obtient les quatre (?) apliinhôan, [les quatre] çhhêan [et les huit] samabat il va à la fin de sa vie renaître directement au paradis des Brahmas. Seigneur, choisi par les tévodas^ grand et cher roi, prospère, tous les préahm ’ ont de grandes difficultés à vaincre, puis ils amassent les mérites de ceux qui sont sortis du monde, par la pratique des cinq aphinhéaij , [des quatre]