‹ Les livres sacrés du CambodgeChapitre 201 sur 275 · Prcüs jjiitdœijl^ar · texte numérisé non relu

Prcüs jjiitdœijl^ar

Le borolKet ié[)Oiidit :

— Roi! j’ai toujours vécu prés de vous et aucune chose fâcheuse ne m’est venue troubler. Si je viens vous saluer et vous demander congé, c’est pour me t'aiie religieux et parce (pie j’ai remaripié ([ue les ciiRi kam' sont graves et pèsent sur tous les êtres; alors j’ai conpnis que les fruits avantageux (pi'obtient celui (]ui se fait religieux sont plus Ijeaux (pie ceux qu’obtient celui (pii reste dans le monde. Voilà, (') roi, pouripioi je viens vous demander d’avoir jiitié de moi, d’être bon jiour moi en m’autorisant :i m’en aller me faire religieux .

Le grand ksliatriya suzerain ré])ondit au boroliœt :

— N’ous avez raison, votre parole est douce et je ne veux pas davantage vous retenir ici, je vous laisse aller, soyez religieux puisipie vous le désirez; mais, je vous en prie, ne m’abandonnez pas trop longtemps et, (piand vous serez religieux, revenez me voir.

Le boroliœt, ayant entendu les paroles du grand roi, promit de revenir le voir, salua, se retira, puis rentra chez lui.

(^Liand il fut arrivé en son domicile, sa femme et scs enfants se mirent à préparer tous les objets et vêtements (lui conviennent à un religieux. Tout étant prêt, il attendit l’arrivée de l’ascéte. Celui-ci étant venu à travers les airs, et étant entré chez leborohœt, ce dernier lui dit :

— Je vous en prie, ascète, emmenez-moi dans votre séjour fortuné afin (jue je me fasse religieux avec vous, car maintenant j’ai obtenu le consentement du roi.

L’ascète, ayant entendu cette demande du borohœt, le prit par la main et lui lit traverser les airs; il le descendit ensuite à l’endroit où il habitait et le borolni't se lit ascète.

1. P. Pa'icd /.(iiiuis, les désics (juc pi-ovocjuent les cinq sens.

NlMKA-RK.\r'II CIIKAnAK

Pendant qu’il étudiait et méditait, l’ascète (lui était son professeur s’('n allait tous les jours mendier le riz cuit et rapportait à l’ascète boroluet ce qu’il fallait pour le nourrir. Celui-ci, au bout de deux ou trois jours, ol)tint les eiiKi aphinhéan, les quatre çldiéan et les huit samabat ; alors il put lui-même traverser les airs et aller mendier sa nourriture.

Quchjuc temps après feette obtcntionl, l’ascète boroluet se dit : « Je puis maintenant voler, traverser l’espace; il faut que j’aille à Baranasi voir et bénir le grand kshatriya suzerain, qui est mon maître. » Ayant ainsi décidé, il alla .saluer l’ascète, (pd était son professeur, puis, traversant l’espace, il s’en alla au royaume do Bénarès.

A cet instant même, le grand roi ouvrit la fenêtre de son appartement. Il aperçut l’ascète boroluet (pii venait au palais et, le voyant, il envoya un de scs olliciers l’inviter à entrer de suite chez lui. L’oilicierayant reçu cet ordre c^ourut chez l’ascète boroluet et, étant arrivé près de lui, lui dit :

— Je suis envoyé par le grand kshatriya suzerain et je viens vous prier de vous rendre de suite piùs de lui, en la salle du conseil.

L’ascète boroluet, ayant accepté l’invitation du grand kshatriya suzerain, monta à la salle du conseil et s’assit sur le tapis de la prospérité'. Alors le grand kshatriya suzerain lui demanda :

— Seigneur ascète, d’oi'i venez-vous et quel est le lieu de votre r(isidencc habituelle. Il y a deqà longtemps epu' je vous ai vu et je viens s('ulement de revoir votre figui'e.

L’ascète répondit :

— Seigneur, grand roi 1 j’habite un passage de la montagne d’Or, sur la rive du S(et(ia-moha-néati*, (pu est situé au nord de la forêt de l’IIimalaya.

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