‹ Les livres sacrés du CambodgeChapitre 206 sur 275 · En p. Màtali · texte numérisé non relu

En p. Màtali

à. Préau reuçlieà ruth duni péch.

NIMÉA-RÉACH CHÉAnAK

qui désirent vous voir, m’ont envoyé ici vous inviter :i monter en leur paradis, dès maintenant.

Leroi, ayant bien com])ris les ])aroles du cocher, pensa ainsi : « Je suis appelé au paradis et Matolî, le chef des

cochers vient me chercher })Our m’y conduire. Il me faut

partir de suite avec Matolî pour aller voir ce paradis (pie je ne connais pas. » Ayant ainsi iini de penser et décidé d’aller, le roi ht c(uelques recommandations iitous les ministres, à tous les mandarins, à tous les domestiques ainsi qu’à tons les habitants ;

— Je pars immédiatement, mais je reviendrai bientôt. Pendant mon absence, je vous invite :i distribuer beaucoup d’auimines et à acipiérir beaucoup de mérites. De plus, il ne faut pas m’oublier.

Ayant ainsi parlé, le roi monta dans la voiture d’Indra, et Indra, le sachant, dit aux tévodas ;

— Le roi va venir. Il a fait cpielf|ues recommandations a ses mandarins et à ses domestiques, puis il est monté dans notre voiture avec un très grand contentement.

[Cependant] IMatolî, chef des cochers, disait au roi, devant les mandarins et les habitants ;

— Je ne sais par (pielle route vous voulez être conduit [au paradis] ; il y a deux routes, l’ime cpii traverse les régions habitées par ceux cpii ont accjuis des mérites, et 1 autre qui traverse les régions habitées par ceux qui ont démérité. Ces deux régions ne se ressemblent pas et sont très éloignées l’une de l’autre. Il faut me dire (pielle région vous désirez visiter.

Alors le roi, ayant décidé dans sa pensée de voir les deux régions qu’il n’avait point encore vues, répondit au cocher Matolî :

— Je désire voir les deux régions. Il faut que vous me conduisiez, parce que je veux visiter la région habitée par

LES LIVRES SACIÎI S RU CAMEODEE

ceux ([ui ont pêché et celle (lui est habitée j)ar ceux qui ont ac(iuis des mérites.

Le coclu'r Matoli' dit alors : — Je ne puis pas vous conduire aux deux régions à la fois, il faut me dire celle d('s deux que vous désirez visiter tout d’abord.

Le roi répondit au cocher:

— Alors, vous me conduirez à la région habitée par ceux qui ont péché.

La rivière Vétarani- — Le cocher Matoli, ayant entendu toutes les paroles du roi, le conduisit à la région habitée par ceux qui ont ])éché et lui montra la rivière Vénanoti h L’eau [de cette rivière] est très acide, très salée, très trouble ; elle est brûlante et toujours en él)ullition : des grandes flammes courent .‘^ans cesse :i la surface de ses eaux. Les chefs des tourmenteurs ’ sont armés d’armes diflerentes: ce sont sabres, lances, arbalètes, flèches et bâtons. Les chefs des tourmenteurs frappent les damnés sur la tête et les précipitent dans les eaux de la rivière. Ces cboses-là sont effrayantes à voir, car les damnés ne peuvent rien obtenir des chefs des démons qui les tourmentent. 11 crient, ils pleurent dans cette rivière et pous.sent des hurlements terribles. Sur les rives sont des rotins qui portent des épines grosses et pointues comme des lances. Tous les damnés sont percés et coupés ])ar ces épines ; des lambeaux de leur chair tombent à terre, (iluand ils fuient ces épines, ils vont s’enfiler sur des jneux pointus (|ui sont hauts comme des

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