‹ Les livres sacrés du CambodgeChapitre 218 sur 275 · Kaiif/an, hàrtriol · texte numérisé non relu

Kaiif/an, hàrtriol

(). Du p. l./tiiiasaca, ceux chez (jui les passions sont éteintes.

XIMÉA-HÉAr II fllKADAK

tapis aux. religieux. \'()il<i pourtiuoi ce grand riche est venu nniaître au paradis des tévodas, pour y é])uiser ses mérites.

Ayant ainsi parlé sur ce palais et sur le tévobot qui l’habitait, Matolî-cocher conduisit sa voiture devant un très beau palais, entouré d’un jardin rempli de toutes sortes de plant(;s et d’arbres portant des fleurs et des fruits ; ces arbres étaient des khœt, des krâsang, des rang, des pring, des tonlap et des srckum de différentes couleurs.

Le roi ISuméa, voyant ce supeiiie palais, demanda à Matolî (piel était ce palais et quel était le tévobot (pu l’habitait.

— Qu’est-ce (juc ce tévobot a fait (luand il était au monde, pour venir renaître au paradis des tévodas?

Matolî, ayant entendu cette demande, dit les mérites qu’il avait autrefois acquis.

— Seigneur grand roi! cptant ce tévol)ot haliitait le monde des hommes il était un riche renommé par sa générosité, sa prodigalité sage. Il a fait creuser des puits, élever des caravansérails et des monastères. Il fai.sait distribuer des treychivor et des vivres aux bonzes. Il oliservait les jours saints avec régularité, voila pourcpioi il est venu renaître au paradis des tévodas.

Matolî-cocher, ayant raconté les mérites ac((ui.s par ce tévobot, continua do conduire sa voiture royale et la mena devant le palais d’un autre tévobot, (jui était magnifique, brillant de partout et couvert de pierreries et de pituôr et de saurikantb Dans ce palais; il y avait de nombreuses déesses de l’air ((ui chantaient, dansaient, et qui jouaient toutes sortes de musique agréables à entendre. Les dan.seuses étaient habillées de superbes costumes couverts de brillants,

1. Du s. lapis-fazuli, et du s. siiriinl.diita , gemnio fabuleuse,

dite « pierre du soleil », peut être la « topaze ».

et qui portaient des diadèmes incrustés de pierres précieuses, de pituôr et de piteay’.

Le roi Niinéa, voyant ce sujierbe [lalais, demanda à Matolî :

— O Matoli, (jnelles sont les bonnes actions (pie ce tévobot a faites autrefois pour être ainsi venu renaître au palais des tévodas?

Matoli-cocher répondit :

— Ce tévobot était autrefois un grand richard, très renommé ; il habitait la ville royale de Bénarès. Son cieur était généreux ; il observait les jours saints avec ponctualité, et amassait des mérites en observant les préceptes conformément aux enseignements du Buddha. Il distribuait des vivres au religieux et partageait, pour faire des aununies, toute sa fortune aux bonzes, aux pauvres, aux orpbelins, aux ascètes et aux brahmanes. Voilà jiourcpioi il est venu renaître au paradis des tévodas.

Puis, continuant de conduire la voiture royale, il l’amena devant un autre palais. Ce palais était en or et plus beau que le iirécédcnt ; il brillait comme un soleil splendide. Le roi Niméa, voyant ce séjour heureux, dit à Matoli :

— (>}uel est ce tévoliot (jui a mérité d’avoir un aussi joli palais? Quels mérites a-t-il accpiis au séjour des hommes? Je suis vraiment aussi heureux de voir ce palais que s’il était à moi.

Matoli-cocher raconta que ce tévoliot avait été au monde des hommes.

— Seigneur, grand roi 1 le tévobot (jui habite ce palais était autrefois un homme r iche qui habitait la grande ville royale de Savatbey q il était délionnaire et son cœur était bon ; il construisait des hangars pour abriter les citernes,

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