‹ Les livres sacrés du CambodgeChapitre 247 sur 275 · Grande fête avec musique et concert, du s, nialuisrara · texte numérisé non relu

Grande fête avec musique et concert, du s, nialuisrara

L’ainat répondit:

— Le prince a maintenant neuf ans. Généralement tons les enfants de cet âge ont peur des sabres. Il faut essayer des sabres avec votre fils.

Le roi répondit :

— Oui, qu'il soit fait selon vos paroles. On va essayer dos sabres avec mon fils. Nous verrons [ce qu’il fera].

Et le roi donna l’ordre de trouver un homme très grand, ayant de gros yeux, les cheveux très emmêlés et longs, la poitrine couverte de poils et beaucoup de barbe. Quand on l’eut trouvé, on amena le prince et les 500 enfants au milieu de la cour pour qu’ils y jouent. Alors l’homme prit son sabre et se mita l’agiter; ce salire jetait des éclairs et l’homme courait, se mordait les lèvres, bondissait tout à coup et poussait des cris terribles, en di.sant :

Où est le chau Dimè, le fils du roi Kasika? J’ai entendu dire qu’il est mauvais, où est-il que je lui coupe la tête, que je lui ouvre la poitrine pour y prendre son foie et son fiel; je veux les manger immédiatement en buvant de l’alcool.

Les enfants, voyant et entendant cet homme, prirent la fuite en pleurant, mais le prince, qui toujours pensait aux enfers, se disait : « Il vaut mieux mourir par le sabre de cet homme-que de vivre dans le monde et [d’aller ensuite] dans ]’enfer oi'i il est très difficile de respirer, où les peines sont graves ». Ayant ainsi réfléchi, il demeura tranquille sans remuer. L’homme s’étant approché et voyant que le prince n’avait pas peur de lui, le prit, le poussa de droite et de le gauche, le bouscula, brandit son sabre comme s’il voulait frapper, mais le prince ne parut pas même ému. L homme continua ainsi pendant un certain temps, puis [n’obtenant aucun mouvement de crainte], il lâcha le prince.

On essaya du sabre et de cet homme, non seulement

PfîÉAS DIMÈ CHÉADAK

})cndant un et deux mois, mais ius(ju’à la lia de rannée, sans parvenir à faire remuer le jnânce.

' Dix ans. — Épreuve, de la connue. — Le roi demanda aux amals :

— Pendant (pie vous avez essayé' d’émouvoir mon lils avec le sabre et avec cet homme, avez-vous vu (ju’il ait remué?

Les amats répondirent :

— Non, nous n’avons rien vu.

Le roi dit ;

— Alors, (pie faut-il faire maintenant?

L’amat répondit :

— Maintenant, le prince, votre lils, est âgé de dix ans. Généralement, à cet âge, les enfants comprennent et entendent le bruit dusâng'. S’il n’est ni sourd, ni ignorant, ni muet, quand on sonnera du sâng, il se réveillera en sur.saut. Il faut encore éprouver le prince avec le sâng.

Le roi donna alors l’ordre d’enfermer le lit du prince dans des rideaux pendant qu’il y était couché, puis il pla(;a (juatre amats aux coins du lit alin qu’ils pussent observer ce (pii allait se passer. Quand tout fut préparé, il ht venir les sonneurs de sâng et les ht placer sous le lit. Les (piatre amats restaient aux quatre coins pour observer, (^uand le prince fut endormi depuis un instant déjà, les sangs retentirent terrililement, mais en vain, le jirincc ne ht 'aucun mouvement. Il pensait toujours aux horreurs de l’enfer, sans les oublier même la nuit.

Cet essai avec le prince n’eut pas lieu pendant un ou deux mois seulement, mais pendant toute une année ; cependant on ne vit pas le prince bouger une seide fois ses bras ou scs jambes.

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