‹ Les livres sacrés du CambodgeChapitre 248 sur 275 · Ci)iK]UC marine, du s. .sn/(A7m · texte numérisé non relu

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0/i-e ans. — Epreuve du fjotaj. — Le roi dit alors aux amats ;

— Qu’allons-nous tenter maintenant ?

Les amats répondirent :

— Le prince est maintenant âgé de onzeans. Généralement, à cet âge, les enfants ont peur du gong. Il faut en essayer.

Alors, le roi donna l’ordre de pendre des gongs et de les placer sous le lit du prince endormi. On le laissa dormir (juehiues instants, puis tout à coup on battit les gongs. Ce fut un bruit épouvantable, mais le prince ne se réveilla pas et ne bougea ni des jambes ni des bras.

On n’essaya pas des gongs un ou deux mois seulement, mais on essaya une année tout entière, sans parvenir à faire remuer le prince.

Douze ans. — Epreuves des lumières. — Le roi demanda :

— Eh bien, les amats, lorsque vous avez essayé vos gongs sur mon fils, avez-vous vu qu’il ait remué meme un peu?

Les amats répondirent :

— Nous n’avons rien vu.

Le roi dit ;

— Que pouvons-nous tenter maintenant ?

Les amats répondirent :

— Maintenant le prince a douze ans; généralement, à cet âge, les enfants ont peur des lumières, la nuit. Il faut essayer des lumières. Quand il fera nuit noire, s’il est tiré [brusquement] d’nn profond sommeil par les lumières, il remuera peut-être.

Le roi donna l’ordre de renfermer des lampes allumées [pr ès du lit du prince] où se trouvaient des amats chargés de l’observer. Comme le prince dormait, pendant la nuit, on découvrit les lampes qui, subitement, jetèrent une grande lumière [sur le prince]. Ce fut en vain, le prince ne bougea pas.

Préas dimê Chéadak

Quand on essaya des lumières, ce ne fut pas pendant un ou deux mois seulement, ce fut pendant une année tout entière. Cependant le prince ne remua pas.

Treize ans. — Epreuves des mouches à miel. — ■ Le roi demanda aux amats :

— • Pendant que vous avez essayé des lumières, avez-vous vu mon fils remuer soit un ))ras, soit une jambe?

Les amats répondirent :

— Non, nous n’avons rien vu.

Le roi demanda :

— ^ Alors, maintenant, que faut-il faire?

Les amats répondirent ;

— Votre fils a maintenant treize ans ; généralement, ;i cet âge, les enfants ont peur des mouches à miel.

Le roi donna alors l’ordre de prendre du jus de canne à sucre, du nponrjou' , d’en enduire le corps du prince, puis de le porter dans un endroit où les mouches sont nombreuses. On le fit, et toutes les mouches à miel, dès qu’elles sentirent l’odeur du jus de canne à sucre et celle du ngonrjou, s’attroupèrent en grand nombre, [s’abattirent sur le prince], et le piquèrent comme avec des aiguilles. Le prince ne fit pas un seul mouvement. Il pensait qu’il vaut mieux mourir sous les piqûres des mouches ([ue d’aller en enfer où l’on est plus malheureux encore. Ayant ainsi réfléchi, il ne remua pas; dans sa patience, il demeura immobile comme un vénérable religieux, qui entre dans le nirothsamabat b

Quand on essaya des mouches sur le prince, on n’essaya pas seulement pendant un ou deux mois, on essaya une année tout entière, sans parvenir à faire remuer le prince.

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