Renaissances successives (pâli sainsàro
4. Les vêtements étaient de droit la propriété du bourreau, Ma-. natadhannasastrâ., IX, 56.
PRÉAS DIMÈ GIIÉADAK
•>1 • jiü
s’est écoulé seize années, et je n’ai jamais remué ni un bras ni une jaml)o. Quelle est leur force ?
Ayant ainsi pensé, il se dresse, monte sur le banc de la charrette, puis avec sa main droite il presse et frotte son bras gauche, avec sa main gauche il presse et frotteson bras droit ; il allonge ses jambes, puis il les presse et les frotte avec les deux mains. L’idée lui venant de descendre à terre, il gagne l’arrière de la voiture et, — parce cpie, par sa puissance et ses mérites, il est le Bodhisattva (jui sera })lus tard omniscient, le futur Buddha, — la Prâthapi', se gonfle comme un soufflet de cuir ’ plein de vent jus([u’;i la hauteur de la charrette pour le recevoir. Alors il commence à marcher, allant et venant.
— Je suis bien fort, pensa- t-il, je pourrais facilement marcher tout un jour et faire cent yuçh " sur la route avant de me reposer. Si je voulais résister au charretier quand il viendra à moi pour me prendre et m’enterrer, je pourrais lutter contre lui.
La pensée lui venant ensuite d’essayer sa force, il s’approche de la charrette, la saisit par l’arrière avec la main gauche, la fait tourner au-dessus dosa tète et la jette en l’air comme il eût fait d’une petite charrette taillée dans une noix de coco })Our amuser les enfants et (pii est toujours très légère.
— Je suis assez fort, pcnsa-t-il, pour lutter contre le charretier.
Puis il désira s’habiller et il demanda ;
— Où jirendre les vêtements qu’il me faut ?