Italmla kumara, prince Hahula, le lils du Bôdhisattva
~. Ces quatre lencontres sont données ici comme ayant eu lieu au cours de la même promenade; le Lali/n-Viscara (p. 168) et la leçon siamoise (pp. 121-122) les représentent comme ayant eu lieu au cours de quatre jours dilîérents; les textes pâlis disent à des intervalles de quatre mois.
Alors, toutes les clames musiciennes' battirent le tambourin et les autres instruments de musicjue pour le réjouir, mais en vain, car il ne cessait de songer à sortir du monde pour se faire religieux.
^’ers minuit, dans le silence, le saint et éminent Bôdhisattva sortit de sa chambre, vit les dames du service (pii, un instant avant, jouaient, certainement aussi jolies de formes (jue les déesses de l’air et cpii, maintenant, n’étaient plus cpie comme des charognes gonflées. Cela l’épouvanta dans son cœur et la pensée lui vint de ne pas demeurer davantage au palais royal. Autour de lui, tout n’était plus cjue silence et paraissait comme un ])ays aliandonné, couvert de toutes sortes de charognes. Il no peut plus se coucher, car il est impiiet dans son cœ'ur ; alors il sort*, appelle Chhanamàtya* afin (ju’il selle le cheval Kanthok’, lecpiel était né le même jour ([ue lui. Ce cheval était brun, pommelé, joli comme une fleur de chbar.
Le roi monta sur le cheval Kanthok. Le Chhan-amâtya prit la (pioue du cheval et le suivit.
Quand le roi sortit, Mara vint pour l’empêcher d’aller se faire religieux et lui dit : « Restez encore sept jours et les sâmbat mâha chakrapéatti* viendront à vous. »
1. Sre;/ sriàm hroino/idr — Kvomohar est la forme cambodgienne du mot sanscrit ,7/-o/n«/.07’o, service, cortège.
2. La leçon siamoise et les antres leçons, de même que l'imagerie cambodgienne, enregistrent son désir de saluer la reine avant son départ, d’embrasser son fils, et sa résolution après avoir soulevé la tenture qui formait la porte de la pièce où ils dormaient, l'enfant dans les bras de sa mère, — de partir sans prendre congé d’eux, afin de ne pas se laisser attendrir (Alabaster, pp. 126-127).
3. Channa, cliargé de l’écurie, et portant le titre d'amâtjja.