Femmes et filles de mandarins
A cet endroit du récit, quelqu’un demande la raison de ce classement par le Bodhisattva. A'oici la réponse :
— Parce que les femmes sont ordinairement peureuses, le Bodhisattva décida qu’elles seraient placées au milieu.
— Seigneur'! ce nouveau monastère que le A'isakam avait fait construire pour le Bodhisattva était rempli de toutes espèces de magnifiques plantes forestières. Les troncs des arbres étaient bien c^dindriques et les branches qu’ils portaient étaient élancées et droites, les feuilles se détachaient et tombaient comme il le fallait. Ils produisaient des fleurs et des fruits savoureu.v en grand nombre, et les fleurs donnaient une odeur e.xijuise (ju’on sentait de très loin. On trouvait .sur ces arbres cinq sortes de coléoptères : le kanlang sa, le kanlang dirai, le kanlang sét, le kanlang khieu, et le kanlang khinaiP qui bourdonnaient agréablement en volant et (pii venaient se poser sur les feuilles pour les manger et sur les fleurs pour en sucer le suc.
Les jours saints, les fleurs tombaient en grand nombre et d’elles-mémes à terre. [Les arbres] produisaient des fruits savoureux en si grand nombre, (pic les religieux et les religieuses pouvaient en manger toujours.
Cependant, parmi tous ces religieux, il s’en trouva (pii, tourmentés par les passions, songeaient à les satisfaire; le Bodhisattva le sut parce qu’il avait le pouvoir de connaitre la pemsée de tous les hommes, et voulut les prêcher ; alors il s’éleva dans les airs au-de.ssus de tous ceux (pii étaient accourus pour l’entendre. .Son teint était si brillant et si
1. Cet appeffatif qui indicpie ici la reprise du récit, ainsi que je l’ai déjà dit ailleurs, semble indiquer que le récit est verbalement fait à un prince.
2. Le coléoptère blanc, le coléoptère mordoré, le blanc (le situ blanc), le bleu et le noir.
PRÉAS Dl.MÈ CllÉAlJAK
beau (lu'oii ne pouvait se lasser de le eontempler ; il parla et les religieux tourmentés par les passions ne furent plus tourmentés et ils ne songèrent plus à mal faire.