Indrûdhirûja, Indra roi suprême
6. Le chef des dieux brahmas, selon les Cambodgiens. — On a prétendu en Europe qu’il faut entendre ici Brahma, le premier dieu de la Trimourti; je ne suis pas de cet avis.
7. Le tjouch ou yojana valait 13 kilom. 600 au dire des Cambodgiens; en ce cas, 40 kilom. 800; c’est beaucoup pour un parasol.
8. Le Lalita-Vistara dit deux pays, celui des Kadyas et celui des Mallas, puis qu’il arriva à la ville Anumainêya qui appartenait au M.ainêya. — Anoméa-Anuiuaincija est une ville au dire du texte sanscrit et une rivière si on en croit le texte cambodgien. Le texte pâli
un rocher (jui était plat, jaune, net. Cet endroit convenait à la coupe de la chevelure. Le Saint s’arrêta là afin de se faire religieux en cet endroit. Il pensa : « Je ne puis pas me faire ascète et conserver les cheveux longs contrairement aux autres religieux qui toujours portent les cheveux coupés.» Puis : {( Je n’ai rien pour me couper les cheveux ; que faire? » Le Saint était inquiet dans son cœur lorsqu’il aperçut soudain un glaive (le préau kliant) devant lui'.
Les tévodas accourus des dix mille mondes, qui remplissaient l’espace, répandirent alors sur le Saint du léach (])addy grillé dans son écorce et crevé), des bouquets de fleurs, et l’en inondèrent jus([u’aux genoux, puis jusqu’à mi-corps. Le Saint prit le sabre* avec sa main droite et, avec sa main gauche, il saisit la gerl)e de ses cheveux, les coupa* et, les élevant en l’air, dit : « Si je deviens omniscient (/)/-rtcA/i//«-.so/-ü/>écA)'. (|ue cette gerbe de cheveux ne
(Maniidl of Biidlilsiii, page 10 J) la nomme Anûnni; le texte birman OH lè;j(‘ii(lc (le Gaiil((niu, i>. ().j) Anauma. Les textes pâlis disent trois royaumes et 180 milles (p. lO.ô), le texte birman, 80 youdzanas (p. O.”)); les textes sanscrits et cambodgiens ne donnent pas la distance parcourue.
Les textes pâli (p. 104) et birman (p. 65) disent qu’il l'rancliit d’un bond cette rivière et le texte pâli ajoute qu’elle mesurait 800 coudées de large. C’est un miracle dont ne parlent ni notre texte, ni le le Ldlim-Vistard, ni la leçon birmane.
1. Le LaU{a-Vis(dra (p. 197) dit qu’une pyramide fut élevée en cet endroit et qu’on lui donna le nom de Ichditud du 'rchandalcani vastara (pyramide du retour sur ses pas de Tcliandaka). Les leçons pâlie et birmane sont muettes sur ce détail.
2. Les autres versions disent : « 11 prit son sabre ». 11 est ici question d'un glaive qui ajrparaît devant le Saint sitôt qu'il en est besoin. Le mot klduit paraît venir du sanscrit khdtidd « qui coupe, glaive ».
3. Le texte birman ajoute : « les cheveux qui lui restaient sur la tête mesuraient à peine un pouce et demi. Depuis cette époque il n’eut jamais besoin de les raser, les poils de sa barbe et ses cheveux ne poussèrent plus pendant la durée de sa vie » (p. (>6).