‹ Les livres sacrés du CambodgeChapitre 31 sur 275 · L'n aanacvit pfdjni/d-sdfcdcijni/d · texte numérisé non relu

L'n aanacvit pfdjni/d-sdfcdcijni/d

LE PUÉAS PATHAMA SÂMPHOTHIAN

retombe pas Puis il la jeta en l’air. Alors Indra ouvrit une boîte d’or’ pour la recevoir et la déposa au paradis des Trayastrimsas dans une pyramide (chétey), destinée à la conserver. C’est pour cette raison que cette pyramide est nommée Cholamanî-chêtey' .

Le Bôdhisattva dit : « Où vais-je trouver les étoffes avec lesquelles je dois convenablement me vêtir comme un samana. Si je me fais religieux avec le vêtement que je porte, je ne serai pas un vrai samana. » Et son cœur fut inquiet. Alors le Kliodeykar-mâlia-brahma (|ui était son ami à l’époque de la religion du buddha Kàsyapaq alla prendre la sébile {bat; sanscrit patra), les trois vêtements et la collection des cinq objets d’autrefois sur l’arbre kap’ et les lui présenta de suite. Le Saint les reçut et s’habilla en reli-

1 . Le LalUa- Vislara ne parle pas de ce souliait, mais il enseigne que les cheveux furent jetés en l’air et recueillis par les dieux du Trayastrimsa ; notre texte et les textes pâlis disent par Indra lui-même (Spence Hardy, p. 165), mais la leçon siamoise dit « par les anges » (Alabaster, p. 130). Le texte birman a par un nat (dieu» ». Ces quatre dernières versions sont d’accord pour enregistrer le souhait.

2. Le texte birman dit « un riche panier » (Rigandet. p. 66).

3. Titdiipratifirnhana (touffe de cheveux recueillie), d’après le Lalita- Vistava; Saliiinini-scoi/a, d’après Sjrence Hardy; Djoit-la-mani, d’après Rigandet; cludci/ est le sanscrit chaitiia.

4. Ledit a- Vislara paraît désigner un des dieux du 14' ou du 15' des loka-bralimas, qui aurait pris la forme d’un chasseur; mais il ne dit pas que ce dieu avait été l’ami du Saint au cours d’une autre existence? Le texte pâli lui donne le nom de Ghatîkaras (S. Hardy, page 165), le texte siamois celui de Khatikara, le texte birman celui de Gatigara (p. 67), et ils disent qu’il avait été l’ami du Saint à l’époque du buddha Kâsyapa-Kathaba.

5. Sur l’arbre l.-ap, kasa, selon Alabaster (p. 130). Ni le texte birman, ni le texte sanscrit, ni le texte pâli ne disent où ce brahma prit la collection des objets d’équipement indispensables aux religieux, mais le texte pâli, d’accord avec un autre satra cambodgien enseigne que ces huit articles avaient été trouvés entre les pétales d’un lotus au commencement du kalpa en vue du futur Ruddha. Ces huit articles

g'iciix. C’est en cet endroit qu’il devint religieux ; aussi est-il appelé Mundatya’ parce que c’est en cet endroit que le Saint a coupé sa chevelure.

Tout étant terminé, il donna l’ordre à Chhan-amâtya de prendre tous ses vêtements, son cheval Kanthok, et de retourner au palais de son père. Quand son cheval le perdit de vue, sa poitrine se brisa de douleur et il mourut. Il alla renaître tévobot* pour avoir tant regretté le saint et éminent Büdhisattva qu’il ne voulait pas quitter’.

Quand Chhan-amâtya qui remportait les vêtements, arriva dans la ville royale, les habitants, l’ayant vu, s’assemblèrent tumultueusement, et le bruit qu’ils faisaient fut entendu par le roi Suthôton, le saint et royal père du Bôdhisattva. Il fit appeler Chhan-amâtya; celui-ci lui remit les vêtements et lui dit : « Votre saint et royal fils est déjà entré dans les ordres. » C’est ainsi que le roi apprit cet événement*.

sont le vêtement du haut, le vêtement du bas, le manteau, la ceinture, la sébile, le filtre, l'aiguillier et le rasoir. Notre texte dit la « collection des cinq objets ». Par le mot autrefois, je crois qu’il faut entendre « ce qui avait autrefois servi aux Buddhas antérieurs. »

1. Le Lalita-Vistara (p. 197) et Spence Hardy (p. 16.ô) disent qu’une pyramide fut élevée au paradis de ce dieu et le Lalita-Vistara lui donne le nom de Kaclia;io(]rahana (prise des vêtements rougeâtres). Les textes cambodgien, birman et siamois ne font pas mention de cette pyramide.

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