‹ Les livres sacrés du CambodgeChapitre 34 sur 275 · Binibisura · texte numérisé non relu

Binibisura

6. Le Lalita-Vistnra dit « le roi regarda par un œil-de-bœuf »

7. Spence Hardy dit : « un ogre, un dieu, un brahma, ou Vishnou ». Le Lalita-V istara met ces suppositions, non dans la pensée du roi, mais dans la bouche des habitants (p. 208).

8. Yèak, hhmoch, bn/ifsac/i. — Le premier mot est l'altération du sanscrit Yaksha, ogre; le second est un mot cambodgien signifiant « mort, revenant»; le troisième paraît être l’altération du pâli pelti-

de voir si, à la sortie de la ville royale, il disparaîtrait. « S’il est dieu, dit-il, il s’élèvera dans l’espace ; s’il est dragon, il s’enfoncera dans la terre; s’il est homme et s’il a reçu c|uelques petites choses, il les prendra pour manger. »

Les olhciers suivirent le saint et éminent Bôdhisattva et le virent qui s’occupait à construire une cellule près du mont Bannovo’. Voyant ciu’il avait le cœur convenable, les officiers royaux retournèrent dire au roi ce ([u’ils avaient vu. Le roi, sur cela, alla rendre visite au saint et éminent Bôdhisattva. F.n arrivant il lui demanda : « D’où venezvous? De (piel côté venez-vous ? »

Le Bôdhisattva répondit : « Je viens du royaume de Kapilavastu. »

Il lui demanda encore: « Comment vous nommez-vous?»

« On me nomme Sithat. »

Le roi, ayant appris cela, fut très heureux dans son cœur et dit : « S’il en est ainsi, vous et moi nous sommes amis, bien (pie nous ne nous soyons jamais rencontrés. i\faintenant, vous êtes le lhenvenu; mon royaume est grand de cimj mille yojanas, je veux le partager avec vous. Nous régnerons ensemble'. »

risat/a qui désigne les êtres de l’enfer des ténèbres. Je dois cependant observer que la transi'orination du //« pâli en clio kliinêr ne s’e.vplique guère.

1. Plinôm Bannovo baripot. — Le mot cambodgien phnôin et le mot d’origine sanscrite, mais altéré, baripot (parrata), sont un doublet. Ils signifient « montagne, mont, colline ». — Spence Hardy nomme cette colline le « roc Pândhava ». Il ne dit pas que le Bôdhisattva y était occupé à construire. La leçon siamoise dit qu’il était assis sur le sommet du mont Bandhava (p. PIS).

2. Spence Hardy a écrit d’après les te.vtes singhalais : « Whereupon Bimsara event to the rock and enquired what, vi'as bis naine and l'amily, when lie discovered tliat in former years lie was bis own friend » (p. 167). Les autres textes ne disent rien de semblable et les textes birmans et sanscrits n’enseignent pas que Bimbisara offrit la moitié de son royaume au Buddba. Le texte birman dit qu’il lui offrit « une nom-

LE PRÉAS PATHAMA SÂMPIIOTHIAN

Le saint et éminent Bôdhisattva n’accepta pas en disant qu’il avait quitté le palais de son père pour rechercher l’Omniscience que donne la Bodhi.

Le roi Bimhisara dit au Bôdhisattva : « Quand vous aurez acquis la connaissance de la Bodhi, vous aurez compassion de moi [trong près) ».

ü. — Le Bôdhisattva observe les pratiques DE l’ascétisme

Le saint et éminent Bôdhisattva promit et s’en alla trouver Alar-tabâs et Ottok-tabâs’ pour étudier leurs pratiques. Voyant (ju’ils ne suivaient pas la route (jui conduit au salut, il les quitta et s’en alla au pays d’OruveP. Cet endroit était plat, uni et gai.

En ce pays-là, il y avait cinq brahmanes nommés : Kôndanh, Voppa, Phottiya, Mahanéam et Asacliih Ayant entendu dire que le prince Sithat était sorti du palais de son père, pour se livrer aux pratiijues ascéti(|ues, à la méditation'' et devenir Buddha, ils furent se faire religieux en l’attendant. Quand le Bôdhisattva demeura à Oruvel, ils vinrent à lui pour le servir, car ils avaient compris qu’il

breuse suite au milieu de laquelle il pourrait se divertir pendant son séjour sur le territoire de son royaume » (Bigandet, p. 7ü).

1. Sanscrit. A /a/ Y< et Uddaka: birman A/r<ro, et Oudnku, qui étaient tapasrin (ascètes). — La rencontre du Buddha et d’Alara précède, dans le Lalita-Vi.stara, la visite à Râjagriha. — Alara y est désigné sous le nom d'Arata-Kalama; il amène 300 disciples au Buddha (p. 203).

2. L'rurcla, près de la rivière Nairanyana, selon la leçon siamoise.

3. Konda nj/a , Vnppti, Bhaddaji, Mnhananui et Assaji. La leçon siamoise les nomme bvncha rakkhi, « les cinq nikkhi » ou « le groupe des cinq (panca). »

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