‹ Les livres sacrés du CambodgeChapitre 35 sur 275 · Tuk kèj'ijfci pi/êaj/éam · texte numérisé non relu

Tuk kèj'ijfci pi/êaj/éam

cleviendriüt Buddlia. Le Saint s’adonna quotidiennement aux plus difficiles observances.

A l’heure convenable, il sortait pour demander l’aumône due aux religieux; il recevait un peu, se mettait à manger, puis il se remettait à la marche méditative {cJiâtnvœun méta phêavéauéa). Plus tard, ayant résolu de ne plus aller mendier sa nourriture parce que cette action le distrayait, il alla SC placer sous un arbre fruitier dont il mangeait les fruits qui tombaient. Il ne mangea plus de vivres ayant du sang et ne vécut plus que de fruits. Il put alors, sans cesser un instant, se livrer à la promenade méditative, mais cela ne lui donna pas le pouthinhéan’.

Comme il continuait .ses observances très difficiles, les tévodas, voyant que le Saint n’absorbait presque pas d’aliments, prirent de la substance d’aliments’ et la firent passer en lui par les pores de sa peaub Alors le Bôdhisattva décida de ne plus rien manger, puisque les tévodas lui faisaient prendre la substance des aliments par les pores*. Ne vivant plus (pie de cette manière, il devint d’une extrême maigreur; son corps marcpié des grands signes, l)ien constitué, devint extérieurement affreux ; ses veines, sa chair devinrent arides; bientôt il n’eut plus (jue la peau et les os; il perdit ses formes. Cependant, le Saint, bien que ces pratiques ne lui procurassent point l’état buddhique, ne songeait pas à reculer’.

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