‹ Les livres sacrés du CambodgeChapitre 41 sur 275 · Spence Hardy donne à cet endroit le nom de SuprafislUita · texte numérisé non relu

Spence Hardy donne à cet endroit le nom de SuprafislUita

4. Bnif inoihn payas. — Le mot hay est cambodgien, il signifie « riz cuit », p((yas paraît venir du pâli pàyaso ou du sanscrit pàyasa, offrande de riz bouilli dans du lait sucré. Dans ce cas bay et payasse-

LE PKÊAS l’ATIIAMA SÀMPHOTHIAN

en fit quarante-neuf boulettes et les mangea en une fois pour quarante-neuf jours'.

Quand il eut fini de manger, il résolut de jeter le plateau comme avaient fait les autres bôdliisattvas et dit : « Si je dois devenir buddha, que ce plateau remonte le courant. » Le plateau remonta le courant, tourna trois fois, puis s’enfonça et s’en alla choquer les plateaux des trois buddhas précédents; puis il se plaça sous eux.

Le roi des serpents’ fut réveillé par le bruit et comprit qu’un nouveau buddha allait paraître : « Hier, dit-il, il y en avait trois, en voici encore un autre », et, dans son cœur, il fut très heureux’.

Quand le saint et éminent Bôdhisattva vit ce signe, il dit : « J’obtiendrai certainement [la Bodhi]. » Il partit alors pour la Salavéanb qui était pleine de fleurs et très gaie. Il s'arrêta en cet endroit’’.

raient un doublet. Quant au mot motliu (sanscrit mudhii), il paraît désigner la saveur sucrée ou miellée. — Le Z-«(h« -Listam parle d’un potage au riz cuit avec la crème .sept fois extraite de la crème du lait de mille vaches (p. 230), d’une soupe de lait au miel (p. 232).

1. La leçon birmane dit quarante-neuf bouchées qu’il mangea sans y mêler d’eau (p. 82).

2. Nèakcaféach du pâli iKKjuràja. — S. Hardy lui donne le nom de Màha-Kaland .

3. « Etdans cent strophes, dit la leçon birmane, il chanta les louanges du Buddha » (p. 83).

4. Forêt d’arbres sala. Je crois que le mot sanscrit sala désigne l’arbre que les Cambodgiens nomment réaiig (le shorèa robuste des naturalistes) ; Salavéan est le sanscrit Sulacana.

5. Sp. Hardj' dit qu’il y obtint les cinq ahhinùa ou facultés surnaturelles qui sont : le don des miracles, la vue infinie, l’audition infinie, la pénétration de la pensée d’autrui, la connaissance de toutes les formations, et qu’il y pratiqua les huit sortes d’extases méditatives (p. 173).

11. — Le Bôdhisattva se dirige vers l’arbre de la Bodhi ET s’y assied sur LE PRÉCIEUX TRÔNE

Quand le soleil se lut incliné, il quitta la Salavéan et se dirigea directement vers l’arbre de la Bodlii.

En ce même temps, le i\Iâha-brahma prit le parasol l)lanc de trois lieues de circonférence pour l’abriter. Le roi des dieux du séjour du Dosœt prit le c/iainara de trois lieues de circonférence pour l’éventer, Eyntréa, le roi suprême, le sonneur de con(|ue', prit la conque et vint souffler devant ^lui, le Konthop tévobot* prit le pin de trois lieues de circonférence et vint jouer devant lui.

De son côté, le roi des dragons rassembla toutes les chambrières et les épouses des nagas au nomijre de (juatrevingt mille et les fit monter [sur la terreb

Les quatre rois gardiens du monde, prenant des guirlandes de fleurs, vinrent aussi l’escorter.

Tous les tévodas, néak-tas, yéaksas, kantliops, kruths’ vinrent jeter du paddy grillé et des boiujuets de fleurs au devant du Bôdhisattva.

En ce temps-là un brahmane nommé Sothi* prit huit poignées d’herl)e plilang (/tasa) et vint les ofïrir au Buddha. Celui-ci, après les avoir reçues, se rendit sous l’arlirc de la Bodhi et se demanda impiiet de (lucl côté les buddhas précédents s’étaient tournés. Le Saint demeura debout du côté nord et agita avec les mains l’herbe phlang. La surface du sol au sud se gonfla ; voyant cela, il comprit qu’il s’écartait

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