Le BüDhisattva discute et lutte contre Mara
lùi cc teinps-là, le Maratliiréacli, ayant le co'iu’ mauvais^ voulut nuire à réininent BcVlhisattva. Ayant appris (jue les tils des dieux et les dieux' acclamaient la gloire du Bôdliisattva' et entendant l’épouvantable I)ruit(|ui s’élevait d’eux dans l’espace, il pensa (pic Sitliat s’était éloigné de lui. Alors, le roi }dara appela tous ses guerriers' et ceux-ci accoururent en foule avec leurs armes. Mara monta sur son éléphant nommé Kriméklialas' et mena les guerriers autour du précieux tiAne. Les indras, les brahmas, et tous les tévodas turent effrayés, s’enfuirent et le saint et éminent BfKlliisattva demeura seul.
Le roi Mara les poursuivit de ses cris et invita le Saint à descendre de son tnfne en disant : « Ce trcfne (jui a paru ici n’est pas pour vous, c’est pour moi (ju’il est apparu. » Le saint et éminent Biklhisattva dit: (( Si ce trAne a paru pour vous, prouvez-le par témoins. »
Mara répondit : (( Les guerriers savent cela. »
A ces mots, les guerriers se mirent à crier : (( Nous .savons cela, car nous l’avons entendu dire. »
L’éminent Bodhisattva reprit : (( Ce tréne a paru pour être mon bien. »
Le roi Mara dit : (( Si cc tréne a paru pour être votre bien, produisez des témoins. »
1. Mai-àdliirdja, Mara. roi suprême, le roi des dieu.x malfaisants.
2. Técoliot, dévaputa, sanscrit dcrapiiti-a ; (éroda, devata.
3. Pol-so/.al, ijonthéa, soldats gardiens et guerriers; du pâli balusid.-a la et i/adha.
■1. Giriinà/dialu.
LE PRÉAS PATIIAMA SÂMPIIOTHIAN
L’ômincnt Bôclliisattva répondit : « Nous avons donné’ notre femme et nos enfants en aumône, nous avons [à ce propos] versé l’eau sur la surface du INIâha-Prtliapî. » Néang Préas Tliorn'd dit alors : « Nous sommes témoin que le Bôdliisattva a versé l’eau sur nous. » Puis elle prit ses cheveux, les tordit afin de prouver son dire et de l’eau glissa de sa chevelure en si grande abondance qu’elle forma un fleuve de la grande mer. Alors les gardes, soldats, guerriers et officiers de l’armée du roi Mara furent noyés et servirent de nourriture aux poissons, aux tortues, aux crocodiles, aux poissons-scie de la mer.
Le roi INIara, à cette vue, fut pris d’effroi et s’enfuit, jeta ses armes et joignit les mains pour saluer le Saint en disant : (( Prospérité! » Parce que le roi Mara a souhaité prospérité au Buddha, il deviendra un jour préas bâchékâpouthib Le roi Mara retourna chez lui.
Alors tous les tévoda, les tévobot, les eynt, les préahm’ revinrent, se groupèrent autour du Buddha en criant : ({ Gloire ! Gloire! le Saint a vaincu l’infâme Marab »
1. La forme du pluriel est emploj’ée ici, je ne sais trop pourquoi: peut-être que le Buddha, alors unité, est la synthèse de tous les Bôdhisattvas qu’il a été au cours de ses existences précédentes, dont Vésantara, auquel il fait ici allusion.
2. Màha-Pratapu, la terre, en sanscrit, pratharl, pvthiri et prthri, ou dame p/’cds Thorni (Dharani), la divinité femelle, personnification de la Terre.
3. En pkW, pacùhahodhi; en sanscidt pratri/knlmildlin, buddha; mais buddha qui n’enseignera pas la Bodlii, qui sera sauvé, non sauveur.