En pâli ekasncako, premier disciple
5. Sarîputra, fils de Sari, qui était le nom de sa mère, laquelle était prraliinune!/, brahmanî d’origine,
6. Mugalan, du nom de sa mère Mugalî qui était d’oi'igine bralimanî.
7. Ceci semble indiquer qu'en ce pays la filiation s’établissait parles femmes, non par les hommes.
Quand les deux femmes devinrent enceintes, leurs maris ordonnèrent à des hommes de veiller autour d’elles pendant les dix mois de la grossesse. Quand elles accouclièrént, la famille de dame Sari, la hrahmanî, donna à son enfant le nom d’Opadis, parce qu’il était né de la plus haute famille du pays d’Opadis. La famille de dame Môkalî donna à son enfant le nom de Kolit parce (pi’il était l’enfant de la plus haute famille de Kolit.
Quand les deux enfants furent grands, ils apprirent le Tray-phôt complet et furent très intelligents. Quand ils allaient se promener, ils étaient toujours, l’un et l’autre, accompagnés de cinq cents domestiques.
Ils allèrent un jour assister à un mâ/iôsrâp cJiùmrieny ' mais .sans y éprouver de la joie, sans même être aussi gais (pi'à leur ordinaire. Ils se dirent alors que le festival n’était pas moral, qu’il était inutile et qu’il valait mieux ne pas venir là chercher le plaisir, et [qu’il était préférable de] chercher à observer la Loi qui conduit au bien et (pii fait oublier le malheur". Ces deux individus, après avoir ainsi parlé entr’eux, désirèrent vivement d’aller se faire religieux en la ville royale de Rtxichéakris.
Il y avait alors un baripcaclicak'^ nommé Sânhchey*, qui était acharyaet (pii possédait un grand nombre de disciples. Les deux amis partirent avec leurs suivants pour se faire
1. Festival avec musique et chants, — «entourés de 220 compagnons » selon Bigandet (p. LôO).
2. Bigandet dit : « Ils se dirent les uns aux autres ; « Dans cent ans, tous ces êtres vivants seront devenus la proie de la mort. . . . Mais leur esprit était préoccupé de l’idée de la mort » fp. 151 j.