Fait avec le fruit du parkia biglobosa
les haricots, les patates et les ignames, bouillies ou cuites sous la cendre, les arachides grillées sont, après le mil, les produits les plus consommés. La viande est une friandise ; on s’en gorge lors des cérémonies religieuses ou à l’époque des chasses annuelles. Le Lobi pêche peu; il achète parfois, et fort cher, du poisson sec aux colporteurs. Le beurre de karité 1 est adjoïnt à toutes sortes d’aliments.
L'eau est la boisson principale, mais on lui préfère la bière de mil qui a une légère teneur en alcool, et rappelle le goût du cidre.
Les Lobi prennent leur repas journalier assis sur leurs talons, parfois groupés par deux autour d’une même calebasse. Ils mangent avec leurs doigts, et ne manquent pas de se rincer la bouche et les mains lorsqu'ils ont fini. Les femmes et les hommes ne mangent pas ensemble.
Les corps de métiers sont rares, car rares sont les besognes assez compliquées pour nécessiter la spécialisation de ceux qui les accomplissent. Bien que les artisans aient leurs fétiches particuliérs, leurs rites, il n’y à pas une organisation des métiers telle qu’on puisse accorder à ceux-ci le caractère de corporations. La spé- Cialisation, enfin, n’est nullement exclusive; les débouchés étant irréguliers et peu étendus, un métier ne suffirait pas à assurer la subsistance de celui qui-l’exerce. Chaque spécialiste se livre donc par surcroît à l’agriculture, à l’élevage, à la chasse ou aux travaux du ménage, comme les autres indigènes.
I y a un forgeron presque dans chaque village. Assis sur ses talons, il travaille à l’ombre d’une véranda constituée par une avancée de la terrasse de sa maison soute-