Dés clans aux empires, page
& Ibidem, page 17.
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née; la parenté de clan est parfois impuissante-à empêcher les luttes entre membres du même clan. En somme, nous ne voyons pas que les règles de clan soient très efficaces. D'autre part, peut-on raisonnablement considérer comme une famille, dans une étude juridique, un groupe aussi paradoxal que le clan, qui frappe d’abord par une telle dispersion, que ses membres vivent pêlemêle avec ceux d’autres clans, en s’ignorant souvent les
uns les autres ? La famille ne peut être étendue indéf-
niment.
Le groupe auquel nous voulons nous attacher, la famille restreinte, existe d’ailleurs chez d’autres peuples primitifs que les Lobi. « Sans doute, dit Durckeim, le clan australien comprend déjà des familles plus restreintes, formées d’un homme, de la femme ou des femmes avec lesquelles il vit et de leurs enfants mineurs. Mais ce sont des groupes privés que les particuliers font et défont à leur gré, qui ne sont astreints à se conformer à aucune forme définie. La société n’intervient pas dans leur organisation » 1, Il en va autrement au Lobi, où la famille restreinte apparaît caractérisée malgré la coexistence du clan. La société intervient dans son organisation, puisque toute la vie juridique de la famille, y compris le mariage qui en est la base, est régie par des traditions coutumières, création de la société, et entourée de formes parfaitement définies. Si la famille existe déjà en Australie, dans sa forme la plus réduite, à plus forte raison devons-nous la trouver au Lobi.
On peut donc considérer que l'existence du groupeclan, bien que son organisation ait précédé et dominé celle de la famille, n'empêche pas d'observer juridiquement le groupe-famille restreinte. En étudiant celui-ci, nous ne perdrons pas de vue le clan, et verrons apparaî-