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est enceinte, le mariage avec l'héritier — ou tout autre — ne pourra avoir lieu qu'après l'accouchement; l'union ne pourra être consommée qu'après un an ou dix-huit mois, cette période correspondant à la durée de l’allaitement de l'enfant par sa mère, et non à un délai de viduité. |
Si la femme se remarie avec un étranger, les mêmes règles devront être observées. De plus, la dot compensatrice devra être remise aux héritiers, ainsi que les enfants du mort. La femme n’est fondée à garder ceux-ci que pendant leur petite enfance, au cours de laquelle les soins d’une mère sont nécessaires.
La femme veuve n’est pas tenue de se remarier. Elle peut continuer à habiter la maison du défunt, pourvu qu’elle ait des fils assez grands pour cultiver les champs. En somme, la veuve et la divorcée se remarient selon les mêmes règles. Seul change le bénéficiaire de la dot, au cas où la femme épouse un étranger. Ce qui tient lieu de délai de viduité, que d’ailleurs on néglige parfois, est également valable pour la divorcée. Quant aux enfants issus des œuvres du premier mari, ils devront toujours revenir à la famille de leur père.