Voir supra, page lil
lorsque celui-ci mourait dans la période qui suivait la. faute.
I1 n'existe plus rien d’analogue aujourd’hui, et il ne semble pas que les indigènes le regrettent ou en soient. gênés.
Ï1 reste à indiquer le sort qui est fait aux enfants lorsqu’il y a dissolution du mariage de leurs auteurs.
« Il n’y a pas d’orphelins chez les Noirs »t, a écrit Delafosse. Il en va ainsi chez les Lobi, en ce sens que les coutumes ne laissent pas d’enfant isolé, et lui fournissent immanquablement une nouvelle famille et un nouveau père après désagrégation du groupe restreint où. il est né. On le comprend facilement, si l’on veut se rappeler qu’en pays noir les enfants sont une richesse et non une charge. |
« Là où la parenté en tige utérine est seule admise, les. enfants ne changent pas de condition à la mort de leur père, qui est considéré comme ne leur étant rien; à la mort de leur mère, ils sont attribués à l’héritier de celle, ci, c’est-à-dire, en général, à l’aîné de ses frères utérins »i. C’est justement le contraire qui se passe au Lobi où le matriarcat est loin d’avoir un caractère absolu, bien que la transmission du nom ait lieu par les femmes.
S’il y a divorce, les enfants suivent leur père. Seuls, les tout petits resteront avec leur mère, jusqu’à leur troisième ou leur quatrième année.
Si la mère meurt, les enfants demeurent chez leur père. Les co-épouses de leur mère défunte ou les sœurs. de leur père prendront soin’ d’eux; ne les appellent-ils. pas « mère » ou « petite mère », même du vivant de celle: