‹ Les Localisations Douloureuses de la Lithiase BiliaireChapitre 14 sur 20 · DE A AA · texte numérisé non relu

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Millon (1), reprenant les idées de MM. Mathieu et J.-Ch. Roux, décrit dans la dilatation atonique de l'estomac, une douleur presque toujours localisée en un point sous-costal, qu’il place le long du rebord costal droit, entre les 9° et 40° cartilages, « presque sous les côtes ».

Pour Pascault (2), « une douleur à la pression, à droite, superficielle, sous Le rebord costal et le long du relief formé . par le grand droit de l’abdomen, a pour point de départ le lobe hépatique moyen ou cholécystique. Cette sensibilité du foie signifie seulement qu’il subit une poussée de congestion active... Dans cette même région se trouvent, en dehors du point cystique, le coude droit du côlon et plus bas le rein droit ; en dedans de ce point, sous le muscle droit, le pylore et la portion descendante du duodénum. Mais les douleurs auxquelles ces divers organes peuvent donner naissance sont mieux circonscrites et plus profondes ».

Mie Weil (3), qui, il est vrai, attribue à la zone cystique une assez grande surface, puisque ce serait, d’après elle, un cercle ayant pour centre le point d’intersection de la ligne parasternale droite, c’est-à-dire passant par le bord droit du sternum, et de la ligne horizontale passant par l’extrémité antérieure de la neuvième côte, pour rayon la distance de ce

point au rebord costal, s’exprime ainsi : « Le point cystique

(1) Millon, Résultats de l'examen de la sensibilité gastrique et épigastrique dans les dyspepsies (Thèse de Paris, 1902, p. 31).

(2) Pascault, L’arthritisme par suralimentation (Revue des maladies de la nutrition, mai 1906, p. 215).

(3) Me Weil, Des points douloureux abdominaux et des erreurs de diagnostic qu'ils entraînent (Thèse de Paris, 1911, p. 28 et 29).

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occupe le centre d’une région pathologique spéciale qui forme une entité d'anatomie nosologique équivalente de la région typhlo-appendiculaire et annexielle. On y trouve, en effet, la vésicule biliaire, le pylore, l’angle droit du côlon, et, dans la profondeur, le rein droit.et la tête du pancréas; de plus, on y rencontre le péritoine et le plexus nerveux cystique, siègé de la cystalgie. La sensibilité provoquée à ce point peut donc provenir d’une cholécystite, d’une colique vésiculaire, d’une colite muco-membraneuse localisée à l’angle droit du côlon, de spasme du pylore, de périhépatite juxta-vésiculaire, de périgastrite juxta-pylorique, de pancréatite, de nie néphrétiques, de névralgies des plexus ».

Les affections susceptibles de déterminer une algie épigastrique sont, elles aussi, fréquentes.-La douleur épigastrique de l’affection calculeuse, avons-nous dit, peut être due au foie ou au plexus solaire. D'origine hépatique, cette douleur est un symptôme très répandu au cours des diverses affections du foie, et même, si l’on en croit Raymond (1), très fréquent chez lesdyspeptiques gastriques et surtout intestinaux, chez nombre de diathésiques, chez les paludéens.

Cruveilhier (2) dès 1856, Brinton (3) en 1870, ont signalé un point douloureux à da pression de l’épigastre chez les malades atteints d’ulcère de l'estomac. « Le point ou la douleur se montre tout d’abord, dit Brinton, et avec la plus grande

intensité, et où elle reste surtout exclusivement limitée, cor-

(1) V. Raymond, Sensibilité hépatique. Point épigastrique. Point xyphoïdien. Loc. cit.

(2) Cruveilhier, Archives générales de médecine, 1856, p. 442.

(3) Brinton, Maladies de l'estomac, traduction Riant, 1870, p. 187.

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