‹ Les Localisations Douloureuses de la Lithiase BiliaireChapitre 15 sur 20 · EAU QUE · texte numérisé non relu

EAU QUE

respond au centre de l’épigastre, sur la ligne médiane de l'abdomen. »

Pour J.-Ch. Roux (1), peu d’affections gastriques douloureuses ne présentent pas un maximum de douleur spontanée ou provoquée au nivau du creux épigastrique en un point situé sur la ligne xypho-ombilicale ou un peu à droite. « Cette douleur, dit-il, correspond au plexus solaire et, d’une façon plus précise, au plexus nerveux qui entoure le tronc cæliaque. »

Le cancer du pancréas s'accompagne souvent d’une douleur qui peut être franchement épigastrique.

Enfin, de Brun (2) a décrit chez les emphysémateux un point épigastrique qu'il attribue à la souffrance du ventricule droit dilaté et abaissé. Cette douleur, qui serait, pour de Brun, fréquente chez les emphysémateux, « a son siège de prédilection au niveau de l’appendice xyphoïde, le plus souvent audessous et un peu à gauche, en général limitée à un espace extrèmement restreint, et méritant le nom de point épigastrique ». De Massary (3) explique également par la distension cardiaque la souffrance épigastrique qui accompagne certaines crises d'angine de poitrine.

Nous avons vu qu’une douleur localisée à la zone pancréatico-cholédocienne peut relever, non seulemeut d'une affection des voies biliaires, mais aussi des lésions de la tête du pancréas ;

elle peut aussi reconnaître pour cause une lésion duodénale.

(1) J.-Ch. Rouùx, Recherches sur les viciations de la sensibilité gastrique, loc. cit.

(2) De Brun, Le point épigastrique dans l'emphysème et dans les cardiopathies (Revue de Médecine, 10 décembre 1905, p. 1001 à 4007).

(3) De Massary, Angor pectoris et distension cardiaque (Paris Médical, 6 juillet 1912, p. 138).

Er cs

Le point costal peut se rencontrer dans toutes les affections congestives du foie, et, de plus, Martineau (1) a décrit un point costal en rapport avec la souffrance des organes surrénaux et exactement localisé à l'extrémité libre de la douzième côte.

Les points scapulaire et vertébraux pourraient tout au plus, à eux seuls, sans autres symptômes, témoigner d'un état dé souffrance hépathique cu périhépatique.

Constatons enfin que le phrénique est un nerf souvent douloureux, et, sans parler de sa névralgie fréquente, nombreuses sont les causes d’irritation susceptibles de déterminer une sensibilité anormale de ce nerf ; il n’est pas rare de trouver le

point phrénique chez les tousseurs.

(1) Martineau, De la maladie d’Addison (Thèse de Paris, 1864).

TROUBLES NERVEUX ET CUTANÉS POUVANT CONSTITUER UNE GËNE DANS LA RECHERCHE DES LOCALISATIONS DOULOUREUSES

1° Troubles cutanés.

Le premier acte du doigt qui va à la recherche d’un point douloureux est nécessairement de prendre contact avec la peau, puis, s’il n'existe pas d’hyperesthésie, de la déprimer plus ou moins profondément, dans le but de déceler la douleur viscérale possible. Si le tégument est pathologique, il est le premier à souffrir de cette pression et la douleur ainsi produite pourrait être attribuée à l'organe sous-jacent. Or, il est une altération fréquente du tissu cellulaire sous-cutané susceptible de prêter ainsi souvent à confusion ; c’est la cellulite ou œdème douloureux. D’après Stapfer (1), qui fut un des premiers à signaler cette affection, la cellulite « est un œdème tantôt dur et douloureux, tantôt mou et indolent du tissu conjonctif, qui peut se manifester partout où ce tissu existe. En massant, les Suédois ont constaté que les douleurs avaient leur point de départ dans des noyaux d’œdème dur et pâ-

(1) Stapfer, Cellulite et myocellulite localisée douloureuse (Annales de gynécologie et obstétrique, 1892, p. 14).

PERL Na

teux, gros comme des grains de riz, et siègeant dans le tissu conjonctif ».

Divers auteurs anglais : Balfour (1), Jawger (2), Ralph Stockmann (3), Maxwell Telling (4) ont décrit sous le nom de nodular fibromyositis des infiltrations, des indurations dont le processus morbide consiste en une hyperplasie inflammatoire locale du tissu conjonctif. Cette hyperplasie est constituée par « un œdème, un épaississement très variable comme caractère et comme degré ». Le plus souvent, il existe un nodule sous-cutané, dont la grosseur varie d’un grain de chênevis à celle d’une noix. Ces nodules inflammatoires, constitué: par un œdème dur, tendant vers la sclérose, semblent avoir pour cause l’intoxication et le traumatisme, au sens le plus général de ces termes, et se montrent surtout chez les ralentis de la nutrition. Ils sont provoqués par une stase circulatoire dans le tissu conjonctif, qui prédispose ce tissu à une organisation fibreuse. Celle-ci, en évoluant, comprime les tissus qu’elle enclave, principalement les extrémités nerveuses, d’où la douleur.

Ces lésions peuvent être perçues dans toute l’étendue sous

cutanée, mais c’est surtout dans le tissu cellulaire de la paroi

(1) Balfour, Observations with cases illustrative of a new simple and expeditions mode of curing rheumatisme and sprain. Edimburg, 1816.

(2) Jawger, Chronic rheumatic myositis (The Lancet, 31 juillet 1909, p. 292).

(3) Ralph Stockmann, The causes pathology and treatment of chronic rheumatism (Edünburg Medical journ., new-series, vol. XV, 1904, p. 107- 116 et 223-235).

(4) Maxvell Telling, Nodular fibromyositis, afevery day affection andits identity with, socolled chronic muscular rbeumatism (The Lancet, 21 janv. 1911, p. 154).

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