‹ Les Localisations Douloureuses de la Lithiase BiliaireChapitre 18 sur 20 · PET LUE · texte numérisé non relu

PET LUE

la contre-épreuve : la peau saisie entre le pouce et l'index, de façon à isoler le point sensible, de l’autre main, appuyer vigoureusement la peau sur le plan profond : s’il n'y a pour tout, au point examiné, qu’une douleur de cellulite, on ne constate plus de douleur profonde.

Ilest évident qu'il y a là une série de manœuvres à ne pas négliger dans les cas douteux, et, si chez la majorité des malades, Leè symptômes concomitants, la multiplicité des points constatés ne laissent pas place au doute, il n’en est pas toujours ainsi, et Grias (1) relève même dans sa thêse une observation de Josephson, d’après laquelle des lésions de cellulite auraient, au dire de ce dernier, simulé une colique hépatique.

Enfin, la douleur est un symptôme d’ordre subjectif, done très variable d’un sujet à un autre. Il faut s’en souvenir dans la recherche des points douloureux. Il en est de la douleur, chez certaines personnes, comme quelquefois des ecchymoses, il faut très peu pour la produire, une pression un peu brusque ou profonde peut être chez elles douloureuse, sans qu'il y ait de lésion. De plus, certains sujets semblent ne pas se rendre très exactement compte de ce qu’il faut appeler douleur, et ils diront souffrir quand ils éprouveront seulement une gène, une sensation simplement désagréable provoquée par le doigt qui comprime. Il convient enfin de ne pas influencer le malade ; autant qu'il est possible, il est bon qu'il ignore le but que recherche le médecin dans sa manœuvre et qu'il accuse le point douloureux sans qu’on le questionne, spontanément. Un

point douloureux ainsi révélé peut présenter beaucoup plus de valeur.

:(1) Grias, Les points douloureux cutanés et leur traitement manuel (Thèse de Paris, 1913, p. 121).

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