SON OU
au niveau du phrénique gauche reste toujours indolore. M. Chauffard (1) a insisté sur la grande valeur de ce point douloureux, bien connu sous le nom de point phrénique. Sa recherche se fait en appuyant avec un doigt, assez profondément, au-dessus de la clavicule droite, entre les deux chefs du sterno-cléido-mastoïdien, de façon à atteindre le nerf au moment où il passe sur la face antérieure du scalène antérieur. À ce niveau, où le nerf phrénique s’anastomose, d'une part avec le nerf du sous-clavier, d'autre part avec l’anse de l’hypoglosse et avec le grand sympathique, il est relativement superticiel et le doigt qui palpe peut l’atteindre assez facilement. ,
Chez le lithiasique biliaire au moment des crises, aussi bien dans les quelques jours qui précèdent que dans les quelques jours qui suivent, il est rare que la pression du nerf à ce niveau ne détermine pas une douleur vive. Pour Mauban (2), ce signe ne manquerait pour ainsi dire jamais lorsque la vésicule biliaire est irritée. Il est un des premiers que l’on puisse mettre en évidence lorsque la lithiâse commence à se révéler. Aussi, sa recherche peut-elle être d’un grand secours :
pour le diagnostic de cette aflection.
(1) A. Chauffard, Loc. cit., Clinique médicale de Saint-Antoine, Leçons sur la lithiuse biliaire, 1914.
( ) 4. Mauban, Loc. cit. (Gazette des hôpitaux, 1°T avril 1913).
POINT SCAPULAIRE OU SCAPULO-APEXIEN
Ce point douloureux que Budd, semble-t-il, se soit le premier occupé de bien préciser, siège à la pointe de l’omoplate droite ou très légèrement au-dessous de celle-ci. Il se présente généralement avec une grande netteté, et Charcot (1), en 1877, dans son Traité des maladie du foie et des reins, le considérait même « comme beaucoup plus net et moins théorique que le point vésiculaire ».
Les paroxysmes douloureux de la lithiase s’accompagnent, d’une façon à peu près constante, d’une douleur spontanée au point scapulaire. Etant donnée sa situation, sensiblement symétrique par rapport au point vésiculaire, les malades comparent souvent la sensation qu’ils éprouvent à une sensation de transfixion, d’embrochement, assez semblable à celle de l’ulcère gastrique, avec cette différence que la douleur serait ici fortement déportée sur la droite. Lorsqu'une crise douloureuse ne s’accompagne pas d’une douleur spontanée au point scapulo-apexien, ce point est presque toujours douloureux à la pression, et cette douleur provoquée, qui d’ailleurs peut précéder l'apparition des crises, persiste souvent pendant les quelques jours qui suivent.
(1) J.-M. Charcot, Leçon sur les maladies du foie et des reins, 1877, Chap. Coliques hépatiques, p. 151.